Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Sophie Lanoix : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le succès d’une organisation dépend de la vitesse à laquelle son personnel acquiert des compétences et transfère ses apprentissages dans de nouveaux contextes (Baldwin et al., 2017). En conséquence, les organisations mettent en place des initiatives de formation dont le but est d’améliorer la performance des employés en développant des connaissances et habiletés contextualisées à leur travail (Noe, 2020). Mais le transfert des apprentissages du milieu de formation vers le milieu de travail n’est pas automatique (Burke et Hutchins, 2007). En 2020 aux É.-U., 34 % des heures de formation ont été dispensées par formation asynchrone et 91 % des organisations ont utilisé cette modalité pour diffuser leur formation obligatoire et de conformité. Dans ces formations, les apprenants reçoivent une rétroaction formative automatisée qui les soutient dans leur apprentissage (Clark et Mayer, 2016). Toutefois, on connait encore mal les effets de cette rétroaction automatisée sur le transfert des apprentissages et encore moins les effets différenciés des rétroactions positives et négatives. Cette communication présentera un projet de recherche doctoral visant à évaluer les effets des rétroactions offertes dans le cadre d’une formation en ligne sur le transfert des apprentissages. La communication se terminera sur une discussion portant sur les pistes méthodologiques pour l’évaluation du transfert dans ce projet.
Malgré la pandémie, l’économie québécoise, comme plusieurs économies dans le monde, présentait au quatrième trimestre de 2020 le plus haut taux de postes vacants (4,1 %) depuis 2015 (Institut du Québec, 2021). La pénurie est telle que près de la moitié des entreprises doivent refuser des contrats (Carpentier, 2021), et elles n’hésitent plus à engager des jeunes sans diplôme et à les former en milieu de travail, ce qui fait notamment chuter le nombre d’élèves inscrits dans les centres de formation professionnelle (Bendali, 2019). En réponse, de nouveaux dispositifs de formation professionnelle initiale et continue voient le jour, comme l’apprentissage accru en milieu de travail au Québec (Coulombe et al., 2020), le dispositif de formation en alternance Pro-A en France (Teboul et Ledogar, 2020), les formations duales de courte durée en Suisse (Bosset et al., 2020) ou encore différentes formes d’accompagnement individualisé basées sur le compagnonnage, le parrainage ou le tutorat (Voyer et al., 2015). Ces dispositifs plus ou moins organisés offrent aux personnes formées la possibilité d’acquérir une qualification dans leur domaine d’activité tout en continuant à travailler dans leur entreprise (Hilkenmeier et al., 2021).
Ce colloque s’intéresse à la mesure de la qualité et des effets des nouveaux dispositifs à partir des perspectives des travailleurs formés, des formateurs en milieu de travail et des employeurs. Les dimensions de la qualité qui seront abordées ont notamment trait à la planification des activités de formation en milieu de travail, à la complexité et à la variété des tâches offertes (Beaulieu et al., 2021) ou aux pratiques de supervision (Dionne et al., 2021). Les effets discutés porteront sur l’amélioration du transfert des apprentissages (Schoeb et al., 2020), la qualité de l’emploi (Chochard et al., 2021) ou les retombées économiques de la formation pour l’employeur (Jansen et Pineda-Herrero, 2019).
Titre du colloque :
Thème du colloque :