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La Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord (CEFAN) : lieu de dialogue et de mobilisation.

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Martin Pâquet : Université Laval

Résumé de la communication

Fondée en 1985 et en exercice depuis 1989, la Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d'expression française en Amérique du Nord (CEFAN) a pour mission de susciter des activités de convergence et d’établir des liens d’échanges afin de contribuer au développement du savoir sur les cultures d’expression française en Amérique du Nord. La Chaire promeut l'interdisciplinarité par un décloisonnement des disciplines, la contextualisation et la conceptualisation. Elle cherche ainsi à dégager les significations que portent les communautés nord-américaines d'expression française.

Sa mission consiste aussi à animer activement l’espace francophone, à susciter une mobilisation de chercheurs.es et à soutenir un mouvement d’appartenance. Elle implique l’établissement de partenariats significatifs avec les diverses institutions actives dans les communautés francophones en Amérique du Nord. Pour bien remplir ce rôle rassembleur, elle collabore étroitement avec tous et toutes qui œuvrent tant en recherche qu’en enseignement ou création, pour assurer la pérennité et la pertinence des francophonies dans notre monde.

Cette brève communication présentera l’historique de la Chaire, ses interventions présentes et ses défis dans l’avenir.

Résumé du colloque

Ce colloque porte sur la pertinence contemporaine et épistémologique de l’approche sociographique, par le détour de l’histoire des idées et de la sociologie de langue française au Québec et au Canada afin d’éclairer son legs et ses traces. Lorsque Jean-Charles Falardeau et Fernand Dumont ont écrit dans le premier numéro de Recherches sociographiques que « notre société [canadienne-française] est peu connue », la solution envisagée se voulait une approche interdisciplinaire, mais ancrée dans une sociologique appliquée, d’abord et avant tout empirique, « au ras du sol », se traduisant par « des monographies très empiriques » ou encore des « articles […] d’un caractère exclusivement descriptif » (Falardeau et Dumont, 1960, 3-5). D’abord surtout promue par le département de sociologie de l’École de Laval, cette approche répondait à un besoin urgent de connaissance des réalités concrètes « pour mieux y intervenir par la suite » (Fortin, 2006), en amont d’une panoplie de phénomènes sociaux en rapide transformation sous l’effet de puissants courants de modernisation, de laïcisation et d’étatisation illustrés par la Révolution tranquille au Québec (Warren, 2003). L’approche a aussi eu des ramifications dans toute la francophonie canadienne, en particulier en Acadie, qui connaissait des changements sociaux comparables (Belliveau et Boily, 2005). Le Québec, l’Acadie et les communautés participant auparavant de la nation canadienne-française se sont grandement transformés depuis. Les connaissances ont aussi évolué, tout comme les courants disciplinaires. Si les sciences sociales de l’époque voulaient « dire la société pour mieux la transformer […afin de] limiter les dégâts du changement social » mariant ainsi scientificité et engagement en s’adressant tant aux autres universitaires qu’aux « hommes d’action » (Fortin, 2006), qu’en est-il aujourd’hui des visées théoriques et pratiques ou des postures et des publics des universitaires participant encore de cette approche?

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 13 mai 2022

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