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Nancy Proulx : UQAM - Université du Québec à Montréal
Ce projet d'étude doctoral avec devis de cas multiples porte sur la qualité éducative offerte à six groupes d’enfants de 0 à 3 ans de Centres de la petite enfance (CPE) ayant adopté l’approche piklérienne. Plus précisément, elle vise à 1) brosser le portrait des caractéristiques de la qualité opérationnelle, structurelle, des processus et des interactions dans des groupes d’enfants de 0 à 3 ans; à 2) dégager le sens qu’attribuent les éducatrices participantes à la nature de leurs interactions avec les enfants lors des activités de base; puis à 3) dégager les connaissances, les croyances et la vision de l’enfant des éducatrices au regard de l’organisation du quotidien. S’inscrivant dans une posture pragmatique, cette étude sera réalisée selon un devis mixte. Ainsi, des outils de mesure standardisés tels que le Classroom Assessement Scoring System (CLASS; Hamre et al., 2014; La Paro et al., 2012), l’Échelle d’observation de la qualité éducative (ÉOQÉ; Bourgon et Lavallée, 2013), un questionnaire auto administré (Lapointe et al., 2015), et l’analyse de documents du milieu, permettront de décrire la qualité normative. Tandis que l’accès au faire sens proviendra des entretiens semi-dirigés et d’autoconfrontation. Ces résultats contribueront au développement de connaissances scientifiques concernant les enfants de 0 à 3 ans, notamment sur la qualité des interactions et sur les caractéristiques d’une approche pédagogique émergente et son potentiel de soutien à la qualité éducative.
Depuis mars 2020, la menace que représente le coronavirus SRAS-CoV-2 (COVID-19) a touché de nombreuses institutions, dont les services de garde éducatifs à l’enfance (SGEE). Partout dans le monde, les SGEE ont dû adapter leur offre de service et réorganiser l’ensemble de leurs services afin de respecter les mesures sanitaires et ainsi protéger le personnel éducatif, les enfants et les parents (AQCPE, 2020a; Gouvernement du Québec, 2021).
Ainsi, dès le début de la pandémie, les SGEE ont été contraints de revoir le fonctionnement de leurs établissements à de nombreuses reprises afin de s’adapter aux mesures sanitaires des autorités de santé publique du Québec, et ainsi faire face aux diverses vagues de la COVID-19. Ces réorganisations ont profondément transformé la gestion des espaces, des équipements, du personnel et des horaires, et ont eu des répercussions importantes sur le mode d’accueil des enfants et sur les relations avec les parents (AQCPE, 2020b). Ces multiples transformations ont entraîné une augmentation de la charge de travail et du fardeau financier du personnel de gestion, de même que de l’ensemble du personnel éducatif, nuisant à leur niveau de bien-être au travail. De nombreux membres du personnel éducatif se disent épuisés, et beaucoup envisagent de quitter la profession ou l’ont déjà fait (Bassok et al., 2021; Schué, 2020). Une pénurie de main-d’œuvre dans ce secteur critique se dessine, et il est déjà possible d’en constater les conséquences dramatiques pour l’ensemble de la population, dont les membres dépendent des SGEE pour leur équilibre travail-famille (Bassok et al., 2021). En outre, on constate des bris dans l’offre de services de plus en plus fréquents. Or, les études suggèrent que l’identité professionnelle serait un facteur sur lequel agir pour s’attaquer à ce problème criant (Fenech et al., 2021; McCormick et al., 2021; Mckinley et al., 2018).
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