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Julien Viau : La Rochelle Université
Les espaces littoraux sont passés du statut de territoire du vide à celui de territoire d’empoigne (Meur-Férec & Morel 2004). Ces lieux sont aujourd’hui soumis à de fortes pressions, écologiques, démographiques et foncières. De nombreux dispositifs affectant les espaces littoraux sont mis en place depuis deux décennies pour diminuer l’impact anthropique (restauration des écosystèmes, lutte contre les risques littoraux, espaces de concertation, construction d'indicateurs de performance environnementale, etc.) au nom d’enjeux environnementaux globaux (Blatrix et al., 2021). De nouveaux acteurs (associatifs, experts, scientifiques, etc.) sont ainsi apparus dans le processus de décision publique. Leur multiplication interroge le management public territorial. Observe-t-on à l’échelon local, une New Public Governance plus compatible avec les enjeux de l’Anthropocène (Osborn, 2010), une contestation du New Public Management (Guenoun & Matyjasik, 2019 ), une évolution incrémentale plus participative des modalités traditionnelles de prise de décision ? Pour répondre à ces questions, une recherche qualitative (Gioia, 2013) compare deux territoires de la façade atlantique : les agglomérations du Pays basque et de La Rochelle. L'analyse met en exergue une action publique littorale qui peine à s’extraire de la dépendance au sentier (Pierson, 2000), chaque territoire faisant évoluer à la marge son modèle de management public sans en discuter la pertinence à l'ère de l'Anthropocène.
Dans un contexte d’urgences écologique et climatique, ce colloque vise à interroger de manière pluridisciplinaire les nouveaux agencements de l’action publique, l’évolution de ses modes d’instauration collective et les perspectives expérimentées. Il s’agit d’examiner ces gouvernances de l’action publique du point de vue des ruptures réelles qu’elles incarnent, mais aussi en considérant les problématiques et les controverses qui les accompagnent. Quels sont donc ces agencements à partir desquels s’instaurent potentiellement de nouvelles configurations sociopolitiques et sociocognitives? Il s’agit plus précisément d’appréhender cette question en mettant en dialogue des recherches touchant à une diversité de défis écologiques et d’impacts climatiques (enjeux de résilience et d’adaptation, déplacement des populations, impacts sanitaires, modèles agricoles, mondes urbains, problématiques des pollutions, préservation de la biodiversité, par exemple). Nous invitons les chercheurs/chercheuses, étudiants/étudiantes et représentants/représentantes des milieux de pratique à participer à ce colloque en proposant une communication orale. Cet appel à communications est ouvert à toutes les approches et disciplines qui s’intéressent à la question (sciences politiques, sciences de l’information et de la communication, sciences de la gestion et du management, sciences environnementales, sociologie des sciences, géographie, aménagement et urbanisme, etc.). La nature des propositions attendues peut varier (recension des écrits, résultats préliminaires, recherche originale) et les communications en partenariat avec les parties prenantes sont encouragées.
Les propositions doivent s’inscrire dans l’un des quatre axes suivants (voir l’appel détaillé) :
Titre du colloque :