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Maryse Carmes : Conservatoire national des arts et métiers
Les initiatives de métrologie « citoyenne » (Carmes, 2020) se sont multipliées à travers le monde en s’appuyant de manière extensive sur des dispositifs numériques (capteurs, smartphones etc.) et sur des dynamiques cohabitant, de façon plus ou moins consensuelle, avec les approches soutenues par l’acteur politique et public, les institutions scientifiques ou les organismes de santé. Désignées comme des pratiques de popular epidemiology, de citizen science, de street science, de crowdsensing ou encore d’environment-tracking, ces métrologies citoyennes recouvrent de nombreux thèmes : qualité de l’air et de l’eau, pollens, biodiversité, nuisances sonores et olfactives, îlots de chaleur, produits chimiques domestiques, pesticides, radioactivité etc. Malgré l’extension de nombreuses initiatives et l’attention croissante portée à ces démarches, subsiste un certain nombre d’écueils qui constituent autant de zones de fragilité. Parmi celles-ci, les dimensions socio-cognitives s’avèrent majeures et condition de la pertinence des mesures produites à partir de protocoles impliquant des non experts. Nous proposons de formaliser les domaines de connaissances et de compétences impliqués et à soutenir dans le cadre de la production décentralisée, distribuée, de données et de mesures : en l’appliquant aux enjeux environnementaux, se trouve ainsi conçu un modèle de référentiel pour des « littératies éco-citoyennes ».
Dans un contexte d’urgences écologique et climatique, ce colloque vise à interroger de manière pluridisciplinaire les nouveaux agencements de l’action publique, l’évolution de ses modes d’instauration collective et les perspectives expérimentées. Il s’agit d’examiner ces gouvernances de l’action publique du point de vue des ruptures réelles qu’elles incarnent, mais aussi en considérant les problématiques et les controverses qui les accompagnent. Quels sont donc ces agencements à partir desquels s’instaurent potentiellement de nouvelles configurations sociopolitiques et sociocognitives? Il s’agit plus précisément d’appréhender cette question en mettant en dialogue des recherches touchant à une diversité de défis écologiques et d’impacts climatiques (enjeux de résilience et d’adaptation, déplacement des populations, impacts sanitaires, modèles agricoles, mondes urbains, problématiques des pollutions, préservation de la biodiversité, par exemple). Nous invitons les chercheurs/chercheuses, étudiants/étudiantes et représentants/représentantes des milieux de pratique à participer à ce colloque en proposant une communication orale. Cet appel à communications est ouvert à toutes les approches et disciplines qui s’intéressent à la question (sciences politiques, sciences de l’information et de la communication, sciences de la gestion et du management, sciences environnementales, sociologie des sciences, géographie, aménagement et urbanisme, etc.). La nature des propositions attendues peut varier (recension des écrits, résultats préliminaires, recherche originale) et les communications en partenariat avec les parties prenantes sont encouragées.
Les propositions doivent s’inscrire dans l’un des quatre axes suivants (voir l’appel détaillé) :
Titre du colloque :
Thème du colloque :