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Roxanne Fay : Université de Sherbrooke
En 2019, le Conseil du statut de la femme publie pour la première fois un avis sur la place des femmes dans l’agriculture au Québec et indique que ces dernières ne représentent que 26% des ouvriers agricoles. Toutefois, cette statistique cache une autre minorité: celle des travailleuses temporaires venant principalement du Mexique et du Guatemala qui font également partie de la force de travail agricole (Encalada Grez, 2018). De leur côté, l’écart se creuse davantage. Les femmes détenant un permis de travail en tant que travailleuses étrangères temporaires (TET) dans le milieu agricole ne représentent que 3% du total des TET, hommes et femmes confondus (Encalada Grez, 2018). Tout comme les québécoises, ces travailleuses étrangères vivent des enjeux distincts en raison de leur genre (Hennebry et al., 2016). Cette présentation a pour objectif de faire connaître les réalités spécifiques aux travailleuses agricoles étrangères, groupe minoritaire à risque de marginalisation et de vulnérabilité, au-delà des problématiques déjà connues qui sont susceptibles d’être vécues par l’ensemble des TET. Nous aborderons, entre autres, la discrimination dans le processus de recrutement, le contrôle de la vie privée, le harcèlement et les abus sexuels, la maternité, ainsi que les risques pour la santé et les difficultés d’accès aux services.
Le monde rural est souvent décrit comme un milieu caractérisé par la pauvreté, la difficulté d’accéder aux soins, l’isolement, le manque d’intervenants, la stigmatisation et la non-disponibilité de logements. Il n’y a pas une spécificité du monde rural, mais une réalité multiple de l’exclusion, traversée par des constructions sociales propres à chaque territoire. Face à ces situations, les intervenants psychosociaux (travailleurs sociaux, psychoéducateurs, psychologues, infirmières, enseignants et autres…) vivent des situations différentes de celles de leurs collègues qui agissent dans un milieu urbain et développent différents modes d’interventions propres au milieu rural. Ce colloque, organisé par les membres du Laboratoire de recherche sur les difficultés d’adaptation et l’intervention psychosociale (LARDAIP) de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, a pour objectif de regrouper des chercheurs qui travaillent sur la spécificité de l’intervention psychosociale en monde rural. Il a également l’intention de permettre à des intervenants psychosociaux qui agissent depuis de longues années dans un milieu rural de présenter leurs défis et leurs modèles d’intervention.
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