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Alain Huot : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Cette communication s’inscrit dans le domaine de la gestion de l’éducation en apportant un regard spécifique sur le travail des secrétaires d’école. Le travail de celles-ci est peu étudié d’un point de vue scientifique. Pourtant, ces intervenantes de première ligne sont au cœur des activités administratives de l’école de même que le pivot des relations entre l’interne (l’école) et l’externe (famille, communauté). Des travaux de recherche-action réalisés au cours des cinq dernières années dans différents centres de services scolaires en utilisant de l’observation participante, des groupes de discussion et du shadowing ont permis de dresser un portrait multifacette du travail des secrétaires d’école. Qu’en est-il de leurs perceptions de leur travail? De leur bienêtre? De l’organisation physique de leur environnement de travail? De leurs relations avec la direction d’établissement d’enseignement? De leurs relations avec les autres membres du personnel de l’école? Dans le cadre de cette communication, nous mettrons l’accent sur les réponses à ces questions pour mettre en lumière le travail de ces travailleuses de l’ombre, mais aussi aux conséquences de la compréhension de ces facettes sur leur bienêtre : diminution des douleurs physiques, meilleur sentiment de compétence et de contrôle de même que de meilleures relations humaines.
La santé mentale et le bien-être sont devenus des préoccupations sociales et politiques majeures durant la pandémie de COVID-19 au Québec. Certes, cette crise sanitaire a mis à l’épreuve la santé mentale de l’ensemble de la population, mais on s’est inquiété particulièrement de celles et ceux qui sont en première ligne pour occuper des fonctions sociales essentielles, notamment les personnels de la santé et des milieux scolaires. À titre d’exemple, une étude publiée récemment révèle que de 29 % à 40 % des enseignant-e-s ressentent au moins une fois par semaine des sentiments d’épuisement émotionnel (Tardif et al., 2021), alors que cette proportion se situait autour de 20 % il y a 10 ans (Houlford et Sauvé, 2010). Durant la période de la pandémie, en janvier 2021, le Conseil supérieur de l’éducation a émis un avis sur la santé mentale à l’école et le ministère de l’Éducation a même organisé un vaste symposium sur la question. Bien que la préoccupation sociale et politique ait émergé de manière relativement récente, de nombreux travaux se sont attardés à la santé mentale au travail en milieu d’éducation au Québec, et ce, depuis longtemps (p. ex., Carpentier-Roy et Pharand, 1992). Ce colloque a pour but de réunir les chercheurs et chercheuses travaillant sur cette question avec une diversité d’approches théoriques et méthodologiques afin de faire un état des lieux des connaissances scientifiques disponibles sur la santé mentale et le bien-être au travail des personnels scolaires au Québec et sur les manières de prévenir les problèmes en la matière. Prenant pour prémisse l’interdépendance des personnels scolaires dans l’organisation du travail, et pour embrasser la complexité de cette problématique, le colloque s’intéresse à la situation de chacune des catégories professionnelles œuvrant dans les écoles, à savoir les enseignant-e-s, évidemment, mais aussi les professionnels non enseignants, les personnels de soutien et les directions d’établissement.
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