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Gabrielle Vincent : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Les recherches en éducation musicale et en musicothérapie mettent de l’avant le potentiel immense de la musique comme catalyseur du développement global de l’enfant ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Toutefois, la musicothérapie et la formation musicale adaptée ne sont pas toujours accessibles d’une région à l’autre. Heureusement, d’autres acteurs peuvent jouer un rôle dans l’ouverture à un parcours musical et à sa poursuite. Nous avons donc interrogé des parents, via un questionnaire en ligne, quant à la place de la musique au sein de la famille et dans la vie de leur jeune ayant un TSA, aux impacts observés de la pratique et ou de l’écoute musicale chez leur enfant ayant un TSA, à leur satisfaction et besoins quant aux services musicaux. La participation de l’enfant à des cours de musique n’était pas un critère d’inclusion, l’objectif étant de documenter l’ensemble des pratiques musicales au sein de ces familles. Les résultats font état d’impacts positifs de la musique sur le développement global et les manifestations du TSA pour l’ensemble des jeunes malgré des profils musicaux variés. Le milieu familial apparaît central dans l’engagement dans un parcours musical et dans sa poursuite, pointant la pertinence de sa sensibilisation aux bénéfices de la pratique musicale. Les parents rapportent unanimement le besoin d’accessibilité à des services musicaux abordables, flexibles et adaptables aux particularités de l’enfant ayant un TSA.
Les arts (musique, art dramatique, arts visuels, etc.) peuvent contribuer au développement, au bien-être et à la participation sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle ou physique ou un trouble du spectre de l’autisme (Gemma et al., 2020; Brown et al., 2012; Mino‐Roy et al., 2021). De plus, l’éducation artistique auprès des personnes en situation de handicap peut prendre de nombreuses formes, allant de l’écoute de la musique à la prestation artistique publique, en passant par le chant, l’utilisation d’instruments, la chorale, le théâtre, la danse, la peinture, la sculpture, etc. Toutefois, malgré les bienfaits avérés de l’art pour les personnes en situation de handicap, l’accès aux activités artistiques peut être restreint par d’importantes barrières (Loser et al., 2020; Rathgeber, 2017). Ces obstacles peuvent se situer à divers niveaux : ils peuvent être de nature physique, cognitive ou sociale ou être liés à l’accessibilité (McHale, 2016; Rathgeber, 2017). Pour surmonter ces obstacles, des conditions et approches doivent être mises en place (Gerrity et al., 2013; Salvador, 2015) afin de promouvoir l’accessibilité. De plus, il importe de considérer les personnes en situation de handicap non pas au regard de leur condition, mais de compétences à révéler (Loser et al., 2020). Pour explorer l’apport des arts au développement, à l’éducation et à la participation sociale des personnes en situation de handicap, ce colloque présentera la contribution de recherches participatives et émancipatrices (Boucher, 2003) qui confirment le potentiel des pratiques artistiques pour révéler la sensibilité, le langage et la création unique de ces personnes. Ce potentiel devient un territoire de transformation, non seulement pour elles, mais aussi pour l’environnement dans lequel elles vivent (Fernandes Viana, 2021).
Titre du colloque :