Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Louise Clément : Université Laval
Pour le personnel non-enseignant (PNE) de centres de la formation professionnelle (CFP), des conditions de travail satisfaisantes et un état de bien-être au travail peuvent avoir des retombées importantes non seulement sur ces derniers, mais également sur les élèves relativement à la qualité du service et de l’accompagnement qui leur sont offerts (Yuliarini et al., 2012). Au cœur de la théorie de l’autodétermination (Ryan et Deci, 2017) se trouve « l'argument selon lequel les individus ont un ensemble de besoins psychologiques fondamentaux [BPF], dont la satisfaction est essentielle à [leur] épanouissement et [à leur] bien-être » (Vansteenkiste et al., 2020, p.3). Sur ces bases, la présente étude vise à examiner le rôle de la satisfaction et de la frustration des BPF sur la vitalité et l’épuisement émotionnel, deux variables liées au bien-être des employés, auprès de trois populations de PNE (n=295; personnel de bureau, personnel technicien et ouvrier, personnel professionnel) répartis parmi 22 CFP au Québec. Les analyses de régression montrent que la satisfaction et la frustration des BPF n’exercent pas le même rôle auprès de la vitalité et de l’épuisement émotionnel selon les différentes catégories de PNE. Ces résultats mettent en évidence l’importance pour les gestionnaires de CFP de se préoccuper davantage des BFP du PNE dans la mise en application de meilleures pratiques de gestion des ressources humaines.
La santé mentale et le bien-être sont devenus des préoccupations sociales et politiques majeures durant la pandémie de COVID-19 au Québec. Certes, cette crise sanitaire a mis à l’épreuve la santé mentale de l’ensemble de la population, mais on s’est inquiété particulièrement de celles et ceux qui sont en première ligne pour occuper des fonctions sociales essentielles, notamment les personnels de la santé et des milieux scolaires. À titre d’exemple, une étude publiée récemment révèle que de 29 % à 40 % des enseignant-e-s ressentent au moins une fois par semaine des sentiments d’épuisement émotionnel (Tardif et al., 2021), alors que cette proportion se situait autour de 20 % il y a 10 ans (Houlford et Sauvé, 2010). Durant la période de la pandémie, en janvier 2021, le Conseil supérieur de l’éducation a émis un avis sur la santé mentale à l’école et le ministère de l’Éducation a même organisé un vaste symposium sur la question. Bien que la préoccupation sociale et politique ait émergé de manière relativement récente, de nombreux travaux se sont attardés à la santé mentale au travail en milieu d’éducation au Québec, et ce, depuis longtemps (p. ex., Carpentier-Roy et Pharand, 1992). Ce colloque a pour but de réunir les chercheurs et chercheuses travaillant sur cette question avec une diversité d’approches théoriques et méthodologiques afin de faire un état des lieux des connaissances scientifiques disponibles sur la santé mentale et le bien-être au travail des personnels scolaires au Québec et sur les manières de prévenir les problèmes en la matière. Prenant pour prémisse l’interdépendance des personnels scolaires dans l’organisation du travail, et pour embrasser la complexité de cette problématique, le colloque s’intéresse à la situation de chacune des catégories professionnelles œuvrant dans les écoles, à savoir les enseignant-e-s, évidemment, mais aussi les professionnels non enseignants, les personnels de soutien et les directions d’établissement.
Titre du colloque :
Thème du colloque :