Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Elena Malaguti : Alma Mater Bologna University
Depuis le 21e siècle, le cadre théorique lié au handicap et aux questions d'éducation inclusive et d'inclusion sociale a changé. Des lignes directrices sont fournies par des politiques et des recherches nationales et internationales comme celles des Nations Unies (UNESCO, 2017; 2016; Agenda 2030, SDg4), de l'Union européenne (2009; 2017), de l'Organisation mondiale de la santé (OMS ICF, 2007). Le concept d'éducation inclusive et d'inclusion sociale renvoie à une réflexion sur le rôle attribué à la culture et à la structure des différents systèmes dans leur relation avec la vie des personnes (Ainscow, Sandill, 2010; Malaguti 2020). L'expérience artistique liée aux processus d'inclusion sociale a un double objectif : valoriser la dimension culturelle et esthétique de l'être humain, et faciliter la socialisation dans un contexte social hétérogène où les personnes avec et sans handicap peuvent travailler ensemble. Elle permet aussi aux personnes d'assumer des responsabilités, favorise le bien-être, la décentralisation cognitive, l'exploration émotionnelle, la capacité à faire face aux difficultés et à découvrir de nouvelles ressources pour promouvoir leur projet de vie. Cette contribution, illustrée par une vidéo, présente une expérience de médiation artistique, réalisée par Gruppo Elettrogeno en collaboration avec l'Université de Bologne, visant à promouvoir l'inclusion sociale. L’approche d'écologie sociale privilégiée s’exprime par la voix des acteurs participant au projet.
Les arts (musique, art dramatique, arts visuels, etc.) peuvent contribuer au développement, au bien-être et à la participation sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle ou physique ou un trouble du spectre de l’autisme (Gemma et al., 2020; Brown et al., 2012; Mino‐Roy et al., 2021). De plus, l’éducation artistique auprès des personnes en situation de handicap peut prendre de nombreuses formes, allant de l’écoute de la musique à la prestation artistique publique, en passant par le chant, l’utilisation d’instruments, la chorale, le théâtre, la danse, la peinture, la sculpture, etc. Toutefois, malgré les bienfaits avérés de l’art pour les personnes en situation de handicap, l’accès aux activités artistiques peut être restreint par d’importantes barrières (Loser et al., 2020; Rathgeber, 2017). Ces obstacles peuvent se situer à divers niveaux : ils peuvent être de nature physique, cognitive ou sociale ou être liés à l’accessibilité (McHale, 2016; Rathgeber, 2017). Pour surmonter ces obstacles, des conditions et approches doivent être mises en place (Gerrity et al., 2013; Salvador, 2015) afin de promouvoir l’accessibilité. De plus, il importe de considérer les personnes en situation de handicap non pas au regard de leur condition, mais de compétences à révéler (Loser et al., 2020). Pour explorer l’apport des arts au développement, à l’éducation et à la participation sociale des personnes en situation de handicap, ce colloque présentera la contribution de recherches participatives et émancipatrices (Boucher, 2003) qui confirment le potentiel des pratiques artistiques pour révéler la sensibilité, le langage et la création unique de ces personnes. Ce potentiel devient un territoire de transformation, non seulement pour elles, mais aussi pour l’environnement dans lequel elles vivent (Fernandes Viana, 2021).
Titre du colloque :