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Lucie Marinier : Conservatoire national des arts et métiers
Les artistes et programmateurs culturels revendiquent de répondre à l’urgence écologique. Leurs manifestes et « l’art écologique » (Ardenne 2018) répondent à l’injonction qui leur est faite de participer à rendre sensible la « nouvelle situation cosmologique » (Latour 2021). Au second plan, s’organise aussi une auto-saisine des acteurs de la production et de l’ingénierie culturelle et un nouveau positionnement des décideurs. A travers l’étude de plusieurs cas de musées français et canadiens, et de leurs réseaux, notamment concernant l’évolution de leur politique d’expositions, nous verrons que le « jeu d’acteurs » (Crozier et Friedberg 1977) se transforme. Il s’agit de faire évoluer les méthodes, afin de limiter l’impact environnemental des activités, mais aussi les missions, pour redéfinir ce qui est ou non essentiel. Le cas de l’écosystème culturel parisien, avec le lancement par la Ville en 2018 de son « plan économie circulaire et culture », nous permettra d’identifier de nouveaux modes de gouvernance et de collaboration face à la crise : création de réseaux porteurs de « communs », plaidoyer, identification et incubation de modèles économiques et d’affaires, « prototypage » de projets. Des freins au changement d’échelle apparaissent : juridiques, économiques, techniques, culturels, institutionnels. Ils nécessitent, pour être dépassés, des changements de « référentiels » (Muller 2019), professionnels et d’intérêt général.
Dans un contexte d’urgences écologique et climatique, ce colloque vise à interroger de manière pluridisciplinaire les nouveaux agencements de l’action publique, l’évolution de ses modes d’instauration collective et les perspectives expérimentées. Il s’agit d’examiner ces gouvernances de l’action publique du point de vue des ruptures réelles qu’elles incarnent, mais aussi en considérant les problématiques et les controverses qui les accompagnent. Quels sont donc ces agencements à partir desquels s’instaurent potentiellement de nouvelles configurations sociopolitiques et sociocognitives? Il s’agit plus précisément d’appréhender cette question en mettant en dialogue des recherches touchant à une diversité de défis écologiques et d’impacts climatiques (enjeux de résilience et d’adaptation, déplacement des populations, impacts sanitaires, modèles agricoles, mondes urbains, problématiques des pollutions, préservation de la biodiversité, par exemple). Nous invitons les chercheurs/chercheuses, étudiants/étudiantes et représentants/représentantes des milieux de pratique à participer à ce colloque en proposant une communication orale. Cet appel à communications est ouvert à toutes les approches et disciplines qui s’intéressent à la question (sciences politiques, sciences de l’information et de la communication, sciences de la gestion et du management, sciences environnementales, sociologie des sciences, géographie, aménagement et urbanisme, etc.). La nature des propositions attendues peut varier (recension des écrits, résultats préliminaires, recherche originale) et les communications en partenariat avec les parties prenantes sont encouragées.
Les propositions doivent s’inscrire dans l’un des quatre axes suivants (voir l’appel détaillé) :
Titre du colloque :