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Valéry Dubé : UQAM - Université du Québec à Montréal
L’agression sexuelle (AS) en enfance est associée à des taux importants de symptômes médicaux non expliqués, c.-à-d. de somatisation (Raza et al., 2022). L’alexithymie, qui réfère à la difficulté à identifier et exprimer ses émotions, permettrait aux individus de créer une distance entre eux et les évènements difficiles, mais empêcherait la résolution des traumas. Les études antérieures suggèrent que l’alexithymie serait associée à la somatisation (Schimmenti & Caretti, 2018). De plus, des taux élevés de symptômes dissociatifs sont liés à l’alexithymie (Irwin & Melbin-Hellberg, 1998). De plus, les études auprès de patients victimes de trauma révèlent que la dissociation était associée à plus de plaintes somatiques chez les individus (Elklit & Christiansen, 2009). Ainsi, tant l’alexithymie que la dissociation pourraient représenter des mécanismes par lesquels des symptômes sommatifs (p. ex., maux de tête et de ventre) pourraient s’exprimer (Schimmenti & Caretti, 2018). Cette étude visait à tester un modèle de médiation auprès d’un échantillon de 345 enfants victimes d’AS et 100 enfants non victimes. Les résultats d’une médiation séquentielle révèlent que l’association entre l’AS et la somatisation était significativement médiée par la présence d’alexithymie et de dissociation, β = 0,17, SE = 0,04, 95% CI [0,06, 0,20], p < 0,01. Cette étude démontre ainsi l’importance de s’attarder aux mécanismes d’adaptation utilisés par les enfants afin de prévenir les symptômes de somatisation.
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