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Amély Grandmont : Université de Montréal
Salmonella est un pathogène zoonotique asymptomatique chez le porc. Ce pathogène peut être transmis à l'humain en consommant des produits de viande contaminés et causer des gastroentérites. Cette étude avait pour but de déterminer l'efficacité d'un nouveau probiotique contre Salmonella. Les essais ont été réalisés dans un bioréacteur contenant un microbiote intestinal dérivé du porc. Pour ce faire, un inoculum de fèces de porcelets sevrés a été déposé dans le réacteur mère et alimenté durant 24h avec une digestion in vitro de moulée pour porcelet. Après ce remplissage, le réacteur mère fut séparé dans 5 autres réacteurs (R1-R6). Après 48h, un inoculum de 106 CFU/ml de Salmonella Typhimurium a été ajouté aux 6 réacteurs. Les réacteurs R1 et R2 ont servi de contrôles. Les conditions testées en duplicata sont: A) ajout, en une seule inoculation quotidienne, de 109 CFU de produit à T48, à T72 et à T96 (R3 et R4) et B) ajout de 108 CFU/ml dans le milieu d’alimentation en continue de T48 à T72 (R5 et R6). À T0, T24, T48, T72, T96 et T120, des échantillons ont été utilisé pour énumérer Salmonella, les bactéries totales, Clostridium et E. coli. Les résultats montrent une diminution significative des bactéries totales et de Salmonella à T72 et T96 pour les deux modes d’application du probiotique. Cette étude montre un certain potentiel du probiotique pour le contrôle de Salmonella chez le porc. L’étude de l’impact du probiotique sur le microbiote des réacteurs est en cours.
200- Sciences naturelles, mathématiques et génie. Caractérisation du risque alimentaire associé à l'interface ferme et transformation primaire dans une approche de la ferme à la table. Un total de 4 millions de Canadiens sont touchés par une maladie d’origine alimentaire (TIA) chaque année. Parmi ces cas, on compte environ 11 600 hospitalisations et 238 décès. Les TIA sont causées par des microorganismes (bactéries, virus et parasites) provenant des produits d'origine animale, des fruits et légumes frais ou de l'eau potable et cette contamination peut survenir à n'importe quel maillon de la chaîne alimentaire. La salubrité alimentaire est donc mieux assurée par une approche intégrée qui prend en compte l'ensemble de cette chaîne. Un système de sécurité sanitaire des aliments doit ainsi tenir compte de la complexité de la production alimentaire, de la mondialisation de l'approvisionnement et doit être fondé sur une juste appréciation des risques sanitaires pour le consommateur. Parmi ceux-ci, le développement et la propagation de la résistance aux agents antimicrobiens est considéré de la plus haute importance par les autorités de santé publique. Or, le secteur de la production animale est considéré comme l'un des principaux vecteurs de la propagation de la résistance bactérienne aux antibiotiques. Cependant, les études les plus récentes suggèrent que les animaux d’élevage contribuent relativement peu à l'acquisition de bactéries résistantes par les humains. Néanmoins, dans une perspective de production animale durable, et indépendamment de l’ampleur de l’implication de ce secteur dans la dissémination de la résistance aux antimicrobiens à travers la chaîne alimentaire, plusieurs actions ont été menées en production animale afin de limiter cette résistance bactérienne et préserver l'efficacité et la longévité des antibiotiques. En revanche, l’utilisation d’agents antimicrobiens est encore aujourd’hui parfois indispensable pour prévenir l’exposition de l’humain aux pathogènes zoonotiques alimentaires, que ce soit en production animale ou dans les établissements de transformation.
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