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Anne-Sophie Caron : Université Concordia
Les forêts d’érable habitent un grand nombre d’espèces d’invertébrés. Bien qu’un bon nombre d’entre elles soient bénéfiques, certaines espèces peuvent contribuer à la défoliation des arbres. Ces herbivores peuvent être présents en petit nombre, mais peuvent aussi se rendre à des niveaux de populations épidémiques, causant beaucoup plus de ravages. La livrée des forêts, la spongieuse et la chenille à houppes blanches font toutes partie de cette dernière catégorie. L’érable à sucre, comme beaucoup d’autres arbres, répartit ces ressources dans différentes parties de l’arbre et, par conséquent, les feuilles de différentes parties de l’arbre ont un apport nutritif différent pour les défoliateurs. Cet apport est aussi changeant dépendant de la phénologie de chaque espèce. Nous explorons la préférence des différentes espèces de chenilles selon le niveau d’ensoleillement ainsi que par rapport à la stratification verticale. Nous examinons aussi le niveau de fitness de ces espèces en lien avec l’ensoleillement. Notre design expérimental nous permettant d’atteindre la canopée nous offre une nouvelle perspective de ces relations trophiques et nous permet de vérifier si les résultats vus dans le sous-bois peuvent être généralisés. Nos résultats aideront à démontrer les multiples relations trophiques qui entourent l’érable et ainsi que d’élucider la nécessité de mettre en place des solutions sylvicoles pour assurer la pérennité des érablières.
Les érablières couvrent de vastes étendues dans le nord-est de l’Amérique du Nord. Les érables matures qui dominent ces écosystèmes sont entaillés depuis des centaines d’années, voire des milliers d’années en commençant par les peuples autochtones. L’acériculture, la production des produits agricoles à partir de la sève des érables, ne prend pas seulement une place importante dans la culture du nord-est de l’Amérique du Nord, mais est aussi devenue une importante industrie avec plus de 12 000 travailleuses et travailleurs au Québec seulement. De plus, cette industrie poursuit une trajectoire de forte croissance. Pourtant, les activités acéricoles sont contingentes à la santé des érablières. Dans un contexte où les crises du climat et de la biodiversité sont de plus en plus préoccupantes, la santé des érablières et la durabilité des activités acéricoles sont un enjeu pertinent avec des facettes biologiques, culturelles, socioéconomiques et technologiques. Le colloque proposé tentera de rassembler des personnes des parties prenantes telles que des scientifiques de divers domaines et des représentantes et représentants des associations acéricoles et des équipementiers pour dresser la liste des problématiques concrètes et développer des pistes de solutions.
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