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Julien Larregue : Université Laval
Cette présentation a pour objet d’aborder les difficultés méthodologiques et conceptuelles auxquelles la sociologie fait face lorsqu’elle entend analyser des « crises » disciplinaires. Si l’on s’accorde sur le fait que ce qui fait l’intérêt de l’analyse sociologique réside dans la compréhension de la manière dont des événements singuliers (fraudes, controverses statistiques, publication d’articles de parapsychologie) qui ont eu lieu en psychologie sociale ont été effectivement désingularisés et ont pu soutenir un diagnostic de crise, l’on se trouve quelque peu contraint de scruter lesdits événements comme s'ils disaient objectivement quelque chose de l'état de la recherche dans cette discipline. La difficulté, dès lors, est de prendre ces évènements au sérieux sans chercher à (dé)légitimer les conclusions que les psychologues sociaux en tirent, qu'elles soient favorables ou non à l'hypothèse de la « crise » disciplinaire. Pour ce faire, nous partons du postulat suivant : une crise scientifique existe socialement dans la mesure où un groupe social suffisamment influent parvient à imposer cette conclusion dans le champ considéré. Sur la base de 26 entretiens semi-directifs réalisés avec des promoteurs et des critiques du diagnostic de crise en psychologie sociale, nous analysons le travail social que certains groupes ont mis en œuvre pour gonfler, ou au contraire amoindrir, la gravité de la situation à laquelle cette disciplinaire est confrontée depuis les années 2010.
La science est au cœur des discussions publiques actuelles. La Covid-19, notamment, a profondément modifié le rapport des citoyens à la science, soit en accroissant l’autorité attribuée à la science, soit, au contraire, en accentuant la critique de la science, au nom d’un relatif échec de celle-ci.
Si la science est sous les feux de l’actualité, il paraît important de savoir comment les universitaires peuvent contribuer à ce questionnement, par leur analyse tant de la production scientifique que de ses usages par les diverses professions qui exercent une activité à caractère scientifique. Notre colloque pose trois questions centrales pour explorer ce thème :
L’approche de ce colloque est résolument interdisciplinaire et comparative :
Titre du colloque :