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Jean-Philippe Caron : Université de Sherbrooke
L’une des problématiques de l’industrie acéricole québécoise se situe au niveau des défauts de saveur pouvant affecter la qualité du produit. Le défaut VR5, ou goût de bourgeon, survient généralement en fin de saison de récolte de la sève, lorsque les températures se maintiennent jour et nuit au-dessus de 0°C. Ce défaut, vraisemblablement causé par la présence de certains composés dont le Diméthyledisulfure (DMDS), peut engendrer une diminution de près de 50% de la valeur commerciale du sirop. La molécule visée dans le cadre de ce projet (le DMDS), s’y retrouve en très faible quantité, soit de l’ordre de parties par milliards. Le développement d’une méthode de quantification du composé a donc sollicité l’utilisation d’instruments analytiques de grande précision. Celle-ci a ensuite permis d’évaluer la qualité des traitements qui ont été réalisées en laboratoire. Différentes techniques ont ainsi été comparées à petite échelle, afin de maximiser la diminution du composé organosulfuré, tout en assurant la préservation des propriétés physicochimiques du produit et en évaluant la pérennité du traitement. À terme, le projet permettra de développer une nouvelle technologie de détoxification en ligne du sirop d’érable. Le pilote qui en résultera sera introduit à même le site de production et permettra aux producteurs acéricoles de minimiser les pertes économiques engendrées par le défaut. Il en résultera d’un gain économique pour les producteurs de la région.
Les érablières couvrent de vastes étendues dans le nord-est de l’Amérique du Nord. Les érables matures qui dominent ces écosystèmes sont entaillés depuis des centaines d’années, voire des milliers d’années en commençant par les peuples autochtones. L’acériculture, la production des produits agricoles à partir de la sève des érables, ne prend pas seulement une place importante dans la culture du nord-est de l’Amérique du Nord, mais est aussi devenue une importante industrie avec plus de 12 000 travailleuses et travailleurs au Québec seulement. De plus, cette industrie poursuit une trajectoire de forte croissance. Pourtant, les activités acéricoles sont contingentes à la santé des érablières. Dans un contexte où les crises du climat et de la biodiversité sont de plus en plus préoccupantes, la santé des érablières et la durabilité des activités acéricoles sont un enjeu pertinent avec des facettes biologiques, culturelles, socioéconomiques et technologiques. Le colloque proposé tentera de rassembler des personnes des parties prenantes telles que des scientifiques de divers domaines et des représentantes et représentants des associations acéricoles et des équipementiers pour dresser la liste des problématiques concrètes et développer des pistes de solutions.
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