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David Myles : INRS - Institut national de la recherche scientifique
La plateformisation des industries culturelles et la téléréalité RuPaul’s Drag Race ont transformé les cultures de drag contemporaines (Crookston, 2022). La nouvelle visibilité des artistes drag résulte non seulement d’une libéralisation des mœurs, mais aussi d’une réorientation vers des économies de marché reposant sur l’entrepreneuriat du soi (Filipović, 2021). Dans cette industrie naissante, les artistes drag utilisent les plateformes numériques pour définir leur image de marque, bâtir des réseaux professionnels et gagner en popularité (Alexander, 2020). En ce sens, l’art de la drag renvoie désormais à des pratiques répondant à des impératifs culturels et politiques, mais aussi commerciaux (e.g., performances de la scène, vente de maquillage, promotion d’albums) (Baxter et al., 2022). À l’instar des influenceurs du Web (Abidin, 2018), les cultures drag se seraient « célébrifiées » et mettraient en scène des entrepreneurs culturels devant se distinguer dans un marché férocement compétitif (Feldman & Hakim, 2020). Si ces transformations ont permis à des artistes LGBTQ+ autrefois précaires de gagner leur vie grâce à leur art, elles ont aussi été critiquées en raison de leur caractère consumériste qui déradicaliserait un art traditionnellement politique et subversif (McCormack & Wignall, 2022). Basée sur une recension critique de la littérature, cette présentation cartographie les implications socioéconomiques que ces mutations soulèvent pour la scène de drag montréalaise.
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