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Julie Castonguay : Cégep de Drummondville
La plupart des aîné-e-s vivent à domicile et souhaitent y demeurer le plus longtemps possible. Demeurer chez soi et dans sa communauté, en particulier en ruralité, est tributaire d’un vieillissement actif qui consiste à optimiser les possibilités de bonne santé, de participation et de sécurité afin d’accroître la qualité de la vie pendant la vieillesse. Or, en ruralité, les services de soutien à domicile ou ceux offerts à l’ensemble de la population sont inexistants à proximité, restreints ou plus onéreux. Lorsque des aléas de la vie quotidienne ou des problèmes de santé compromettent leur autonomie, les aîné-e-s sont confronté-e-s à un choix difficile : demeurer chez soi ou déménager vers un milieu plus adapté. Pour les aîné-e-s vivant en ruralité, les options résidentielles dans leur communauté, autres que leur domicile, sont limitées, voire quasi inexistantes. Celles disponibles peuvent ne pas répondre à leurs besoins ou aspirations de continuité. Le projet Déménager chez soi a donc été initié. Il consiste en la mobilisation d’acteur-trice-s aux expertises complémentaires des secteurs public, privé et à but non lucratif pour concevoir des carrefours d’habitations favorisant le vieillissement actif et répondant aux besoins et aspirations, pluriels et évolutifs, des aîné-e-s vivant en ruralité. Cette présentation sera une occasion de réfléchir aux besoins et aux aspirations des aîné-e-s, ainsi qu’aux freins et leviers à un vieillissement actif chez soi en ruralité.
La transition démographique est bien réelle et transforme durablement la société et les ménages qui la constituent. Pour aménager et donner une juste place aux aînés, la politique québécoise Vieillir et vivre ensemble chez soi, dans sa communauté au Québec, rendue publique en 2012, cherchait à faire du vieillissement un projet positif de société. Elle a été traduite dans un premier plan d’action 2012-2017, qui a ensuite été revu avec Un Québec pour tous les âges, Le plan d’action 2018-2023. Les cinq grandes priorités placent maintenant la question des milieux de vie des aînés au centre des actions : des territoires de la vie quotidienne, une unité de planification municipale, un espace de reconnaissance, un éventail de ressources et une échelle d’intervention en santé. Or, les milieux de vie sont diversifiés, pluriels et surtout en constante évolution.
Le colloque s’organise autour de deux groupes de questions afin de faire le point sur la recherche et les innovations. 1) La diversité socioterritoriale des vieillissements : Que connaît-on de l’évolution des milieux de vie des aînés selon leurs morphologies et leurs accessibilités ? Quels sont les modes de vie des aînés selon différents milieux de vie, communautés et espaces réservés ? Quelles sont les dynamiques en villes moyennes, en régions et en milieux métropolitains ? 2) L’apport de la recherche et de l’innovation sur la gestion de la diversité : Comment évalue-t-on les réponses apportées à des vieillissements pluriels au sein d’un même milieu de vie ? Apporte-t-on des leviers d’adaptation assez diversifiés pour les ménages d’aînés ? Quelles sont les connaissances des milieux municipaux sur la diversité des vieillissements et celle de leurs territoires ? C’est avec ces questions que le colloque avancera la réflexion sur la recherche et l’innovation et sur l’interdisciplinarité nécessaire pour aménager des milieux capables de répondre à la pluralité des vieillissements d’aujourd’hui et de demain.
Titre du colloque :