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Alexandra Plonka : Université Côte d'Azur
Contexte. La fréquence cardiaque est un biomarqueur de l'état de santé. L'objectif de cet essai clinique contrôlé randomisé (ECCR) était de comparer les changements de la fréquence cardiaque sur une période de trois mois chez des personnes âgées participant à des activités artistiques au Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM, Québec, Canada) et chez leurs homologues témoins.
Méthodes. Les participants étaient un sous-ensemble de personnes âgées recrutées dans un ECCR en deux groupes parallèles (n=28 dans le groupe d'intervention et n=25 dans le groupe contrôle) dont la fréquence cardiaque a été enregistrée. Ils ont participé à des ateliers hebdomadaires d’art plastique au MBAM pendant une période de 3 mois. La fréquence cardiaque a été recueillie via une montre intelligente Fitbit Alta HR au départ (M0) et après 3 mois (M3). Les résultats étaient la fréquence cardiaque moyenne par heure pour toute la journée, y compris les heures actives et inactives.
Résultats. La fréquence cardiaque pour la journée complète (P=0.018) et les heures actives (P=0.028) étaient plus lentes dans le groupe d'intervention par rapport au groupe contrôle. La diminution de la fréquence cardiaque moyenne entre M0 et M3 dans le groupe d'intervention était plus élevée que dans le groupe contrôle (P=0.030).
Conclusion. Les activités artistiques du MBAM ont réduit de manière significative la fréquence cardiaque, ce qui suggère un bénéfice pour la santé des personnes âgées qui ont participé à l'ECR.
Les musées d’art, lieux clés de l’identité de nos centres urbains, se positionnent comme des lieux de culture, de rencontre, mais aussi, plus récemment, comme des lieux de bien-être. Dans un rapport datant de 2019, l’Organisation mondiale de la santé suggère que les activités artistiques et culturelles seraient associées à des réponses psychologiques et physiologiques favorables au bien-être et à la santé des individus. Ces activités seraient donc susceptibles de s’inscrire dans une démarche préventive, voire de soin.
L’expérience muséale et la confrontation aux arts visuels sont communément associées à de multiples bienfaits, mais qu’en est-il réellement? Quelles sont les connaissances dont nous disposons actuellement quant aux effets des arts visuels et des activités muséales sur notre santé? Par quels mécanismes opèrent-ils? Quelles sont les pratiques développées dans le domaine des arts visuels et que nous disent-elles du potentiel thérapeutique des activités muséales?
Ces cinq dernières années ont été marquées par un nombre grandissant de projets et d’initiatives à l’intersection entre les arts visuels et les sciences médicales. Ceux-ci sont susceptibles d’apporter des éléments de réponse à ces questions. C’est pourquoi ce colloque propose aux chercheurs, aux professionnels de la santé, aux experts en éducation muséale et aux art-thérapeutes de partager les conclusions de leur travail afin d’avancer ensemble dans ces questionnements. Les discussions s’articuleront autour des deux axes suivants : les sciences médicales et l’art-thérapie, pour les faire converger dans une exploration des enjeux futurs. Le Musée des beaux-arts de Montréal, acteur communautaire solidement engagé dans le domaine du bien-être, ouvrira les discussions en nous offrant un tour d’horizon de ses activités aux intentions thérapeutiques et de bien-être, et sur la façon dont les problématiques liées à la santé s’invitent actuellement entre ses murs.
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