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Effets de la modulation du noyau sensoriel principal du Trijumeau sur les mouvements masticatoires

DF

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Dominic Falardeau : Université de Montréal

Résumé de la communication

Les mouvements rythmiques sont produits par des réseaux de neurones capables de générer un patron de décharge rythmique. Les mécanismes sous-jacents à cette rythmogénèse sont encore peu compris. Le réseau responsable de la mastication est situé dans le tronc cérébral où nous avons identifié des neurones, dans le noyau sensoriel principal trigéminal (NVsnpr), capables de générer une activité rythmique sous l’influence des astrocytes qui en libérant une protéine pouvant chélater le Ca2+ augmentent une conductance sodique persistante (INaP) rythmogénique. Le but de ce projet est de valider in vivo ces données obtenues in vitro. En premier lieu, nous avons examiné si la manipulation des neurones du NVsnpr produisait la mastication ou altérait la mastication produite par la stimulation de l’aire corticale masticatoire (ACM). Pour cela, nous utilisons des souris transgéniques exprimant la ChR2 sous le contrôle des promoteurs neuronaux VGluT2 ou Thy1. La photostimulation de l’ACM a induit la mastication dans 20/24 souris. Dans 2 souris, la fréquence et l’amplitude masticatoire ont diminué suite à l’injection dans le NVsnpr de riluzole ou de 4,9TTX (bloqueurs de INaP). De plus, la photostimulation bilatérale du NVsnpr a induit des mouvements masticatoires (n=1). Ces données préliminaires suggèrent que le NVsnpr est impliqué dans la genèse des mouvements masticatoires. Nos prochaines expériences porteront sur la modulation des réseaux astrocytaires du NVsnpr afin d’évaluer leur rôle.

Résumé du colloque

Depuis les débuts des neurosciences, la stimulation est utilisée comme outil pour comprendre le cerveau. L’exemple le plus connu est probablement l'utilisation des stimulations de surface qui ont permis à Wilder Penfield et Clinton Woolsey d’établir l’homonculus et le simiunculus. Aujourd’hui, la stimulation est toujours une des principales méthodes qui permet d’étudier les différentes fonctions du cerveau. De plus, la stimulation est au cœur du développement de divers traitements novateurs qui visent la modulation du cerveau pour améliorer la vie des patients. On peut penser à la stimulation cérébrale profonde qui peut diminuer les tremblements chez les patients atteints de la maladie de Parkinson.

Les laboratoires fondamentaux utilisent et développent présentement des nouvelles approches de stimulations qui permettent d’isoler les fonctions des diverses sous-populations cellulaires, de manipuler le cerveau de façon non-invasive et sécuritaire ou encore d’interagir continuellement avec le cerveau grâce à des implants intelligents. Ce colloque rassemblera divers experts, professeurs et étudiants, qui utilisent la stimulation dans des applications à la fine pointe de la technologie, pour comprendre le cerveau ou développer de nouveaux traitements. Ceux-ci présenteront leurs résultats sous forme de séminaires en après-midi. Ensuite, les autres participants pourront présenter par affiche dans une formule de type 5 à 7.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 8 mai 2023

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