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Karine Fofou : Université de Montréal
Alors que le Canada jouit d’une image globalement positive en matière d’accueil et d’intégration des minorités ethnoculturelles, la persistance de barrières systémiques, auxquelles font face les membres des groupes sous-représentés, demeure préoccupante. Les institutions universitaires, qui détiennent un rôle historique en matière de défense des droits de la personne, n’échappent pas à ces phénomènes de discrimination. Forts des constats précédents, ces dernières ont mis en place des plans d’action « équité, diversité et inclusion » (EDI). Afin de mieux comprendre les leviers et les freins afférents à la mise en œuvre de ces politiques dans l’enseignement supérieur, j’ai effectué une revue de littérature sur le sujet. Les résultats de la recherche font ressortir un décalage entre la promotion des politiques d'EDI et la réalité institutionnelle marquée par la persistance de profondes résistances au changement. Si de rares travaux de recherche empiriques (Tamtik et Guenter, 2019) mettent en avant l’engagement des universités en faveur de l’EDI, le caractère essentiellement « cosmétique » (superficiel) et « marketing » (effet d’affichage) de ces politiques est déploré dans la majorité des travaux répertoriés (Ahmed, 2012; Henry et al., 2017). L’étude critique des apports et des limites des travaux empiriques répertoriés a fait émerger de nouvelles perspectives de recherche qui seront évoquées dans le cadre de cette communication.
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