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Évaluation in vitro du Propomiel comme traitement alternatif contre les bactéries impliquées dans l'Endométrite chez les vaches laitières issues d'élevages biologiques

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Willian Fahrid Huanca : Université de Montréal

Résumé de la communication

Propomiel (miel+propolis) pourrait constituer une alternative comme traitement de l’endométrite bovine en raison de ses qualités antibactériennes. L’objectif de la présente étude était l'évaluation in vitro de l'effet antimicrobien du Propomiel contre les bactéries impliquées dans l'endométrite. Les produits testés furent; Miel, Propolis, Propomiel2% et Propomiel5%. Les bactéries testées furent; Salmonella, E. coli, S. aureus, S. agalactiae et T. pyogenes. L'étude a été divisée en; expérience1: Évaluer l'effet inhibiteur contre les bactéries et expérience2: calculer le temps minimal de contact nécessaire pour inhiber ces mêmes bactéries. Expérience1: les produits ont été déposés sur un disque stérile déposé sur une gélose Mueller-Hinton (MH) ensemencée d’un tapis bactérien formé des bactéries à tester. Expérience2: McFarland 0.5 de chaque bactérie Gram+ a été mis en contact avec 1ml de produit dans un volume total de 10ml de MH. Les tubes ont été incubés à 37°C. Après différents temps d’incubation (0’, 10’, 30’, 1h, 3h, 6h, 9h et 24h), 100 ml de chaque condition ont été ensemencés la croissance des bactéries a été vérifiée. Les résultats du diamètre d'inhibition des Gram- étaient faibles comparativement aux Gram+. Miel a présenté une croissance de bactéries pour chaque condition évaluée. Propolis a inhibé la croissance des bactéries après 10 minutes de contact, Propomiel 2% et 5% ont inhibé la croissance bactérienne à partir de 9h et 6h respectivement. En conclusion, Propomiel à un plus grand effet sur les Gram+. Le temps d’action général du Propomiel est autour de 9h. Le miel seul n’est pas efficace.

Résumé du colloque

200- Sciences naturelles, mathématiques et génie. Caractérisation du risque alimentaire associé à l'interface ferme et transformation primaire dans une approche de la ferme à la table. Un total de 4 millions de Canadiens sont touchés par une maladie d’origine alimentaire (TIA) chaque année. Parmi ces cas, on compte environ 11 600 hospitalisations et 238 décès. Les TIA sont causées par des microorganismes (bactéries, virus et parasites) provenant des produits d'origine animale, des fruits et légumes frais ou de l'eau potable et cette contamination peut survenir à n'importe quel maillon de la chaîne alimentaire. La salubrité alimentaire est donc mieux assurée par une approche intégrée qui prend en compte l'ensemble de cette chaîne. Un système de sécurité sanitaire des aliments doit ainsi tenir compte de la complexité de la production alimentaire, de la mondialisation de l'approvisionnement et doit être fondé sur une juste appréciation des risques sanitaires pour le consommateur. Parmi ceux-ci, le développement et la propagation de la résistance aux agents antimicrobiens est considéré de la plus haute importance par les autorités de santé publique. Or, le secteur de la production animale est considéré comme l'un des principaux vecteurs de la propagation de la résistance bactérienne aux antibiotiques. Cependant, les études les plus récentes suggèrent que les animaux d’élevage contribuent relativement peu à l'acquisition de bactéries résistantes par les humains. Néanmoins, dans une perspective de production animale durable, et indépendamment de l’ampleur de l’implication de ce secteur dans la dissémination de la résistance aux antimicrobiens à travers la chaîne alimentaire, plusieurs actions ont été menées en production animale afin de limiter cette résistance bactérienne et préserver l'efficacité et la longévité des antibiotiques. En revanche, l’utilisation d’agents antimicrobiens est encore aujourd’hui parfois indispensable pour prévenir l’exposition de l’humain aux pathogènes zoonotiques alimentaires, que ce soit en production animale ou dans les établissements de transformation.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 8 mai 2023

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