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Régine Debrosse : Université McGill
L’identité est une lentille à travers laquelle le contexte et les événements peuvent être interprétées, y compris les questions de stigma – et l’identité est aussi un levier clé pour la motivation. Cette présentation porte sur un projet qui se concentre sur l'identité pour mettre en lumière les expériences des personnes racisées, mais aussi pour développer leurs ressources personnelles et collectives. La présentation portera sur deux études expérimentales et collaboratives réalisées dans le cadre du projet « Racines et rêves », qui ont été implantées à Chicago, dans une école publique, et à Montréal, dans une maison de jeunes. Dans les deux cas, mon équipe de recherche et moi avons réalisé des activités interactives invitant les jeunes à explorer et à relier les aspects de leur identité, en particulier les identités raciales/ethniques et futures. Jusqu’ici, les résultats préliminaires suggèrent que les connections identitaires développées par les jeunes favorisent leur motivation jusqu’à plusieurs mois plus tard. Cette présentation mettra l’emphase sur les méthodes novatrices utilisées dans ce projet, qui permettent d’établir la causalité, tout en priorisant la collaboration et en invitant la participation de la communauté. Les forces et les défis associées aux études expérimentales sur le terrain, ainsi qu’à la collaboration et au développement de projets avec la communauté seront discutées.
Ce colloque prendra la forme d’un « speed-dating » méthodologique et propose de réunir des chercheur·se·s provenant de différentes disciplines afin qu’iels puissent partager leurs expériences, idées et ressources sur le processus de réalisation d’un projet de recherche engagée. La recherche engagée est une forme de recherche participative permettant d’obtenir les points de vue des principales parties prenantes du projet pour être en mesure de comprendre un problème complexe dans un contexte particulier (Van de Ven, 2007). Elle se distingue de la recherche dite « traditionnelle » puisqu’elle permet l’exploration de problèmes concrets qui s’inspirent du domaine de la pratique et met la théorie en pratique. La recherche engagée implique alors un changement fondamental dans la façon dont nous, chercheur·se·s, définissons nos relations avec les sujets étudiés et la collaboration avec les parties prenantes qui sont des éléments essentiels pour réaliser un projet de recherche. Ce changement de paradigme demande un (re)questionnement de nos pratiques méthodologiques afin de mieux comprendre les relations ainsi que les processus de coconstruction à l’œuvre dans l’engagement des chercheu·se·s auprès des parties prenantes, qui sont au cœur d’une démarche de recherche engagée. Cet aspect de la recherche et les enjeux qui y sont liés sont moins souvent abordés et explicités lorsque les résultats d’un projet de recherche engagée sont présentés à la communauté scientifique au moyen d’articles ou de présentations plus formels, comme c’est bien souvent le cas dans les colloques. Aussi, bien que la plupart des universités francophones offrent des cours qui portent sur les méthodes qualitatives, peu d’entre elles donnent des formations qui portent spécifiquement sur les approches et les défis de la recherche engagée. Ce « speed-dating » nous permettra donc d’explorer la question suivante : Quels types d’approches et outils méthodologiques nous permettent d’impliquer davantage les parties prenantes dans les processus de cocréation de la recherche engagée, allant de la conception à la diffusion du projet ?
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