Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Charlotte Bauquier : GRePS EA 4163, Université Lyon 2
En 2020, le groupe de recherche IMPAQT composé de patientes-chercheuses (ayant été) atteintes de cancer et de chercheuses en psychologie sociale a été constitué à l’issue d’une session d’initiation à la recherche communautaire de deux jours avec l’objectif de co-construire un projet de recherche en lien avec la qualité de vie des personnes concernées par le cancer. Au cours des trois années qui ont suivi, le groupe de recherche a construit deux projets de recherche en lien avec les troubles cognitifs pouvant faire suite aux traitements du cancer, la communication soignant-patient et la qualité de vie des patientes et de leurs proches.
La recherche communautaire repose sur une implication de l’ensemble des acteurs à toutes les étapes de la recherche. En accord avec ce principe, les patientes-chercheuses ont pu participer à l’élaboration de la question de recherche, à la recherche de financement, à l’élaboration des outils de recueils de données, à l’analyse des données recueillies et à leur valorisation. Dans cette perspective, des ateliers d’initiation ont été proposés aux patientes-chercheuses en cohérence avec la temporalité des projets menés, afin de les outiller pour favoriser leur participation aux différentes étapes de la recherche. Ainsi trois ateliers ont été mis en place : (1) initiation à l’analyse thématique de contenu, (2) initiation à la publication scientifique, (3) initiation à la passation d’entretiens.
Cette présentation visera à interroger la mise en œuvre de ces sessions d’initiation à la recherche, leurs bénéfices en termes de renforcement des compétences, mais surtout leurs bénéfices inattendus en termes de renforcement de la collaboration au sein du groupe de recherche IMPAQT. Ainsi nous verrons dans quelle mesure l’initiation à la recherche peut constituer un levier clé dans la perspective de renforcer le partenariat entre chercheurs et patients.
L’engagement des patient·e·s partenaires dans le domaine de la santé est une dynamique dont l’institutionnalisation à l’échelle internationale se met en place progressivement, mais avec des vitesses et modalités variées selon les contextes culturels.
Ainsi, au Québec, l’engagement des patient∙e·s dans la recherche ainsi que dans la formation des soignant∙e·s sont des pratiques depuis longtemps institutionnalisées. L’exemple québécois du « Montréal Model » est un modèle internationalement reconnu: les patient∙e·s sont appréhendé∙e·s en tant qu’expert∙e·s de l’organisation des soins et sont inclus∙e·s aux côtés des gestionnaires, des secrétaires et des personnels médical, infirmier et du social à des comités œuvrant à l’amélioration continue du partenariat de soins et de services.
En France, le recrutement des patient∙e·s partenaires dans les institutions de soins ainsi que dans la formation des soignant∙e·s sont des initiatives de plus en plus légitimes et solidement ancrées. L’inclusion des patient∙e·s commence également à avoir son cadre de réflexion dans la recherche (recherche communautaire, recherche participative…).
Ce qui nous intéresse ici est d’explorer et de faire un état des lieux sur ce qui se fait dans le champ du cancer. L’objectif de cette proposition de session consiste à croiser les expériences françaises et québécoises d’engagement des patient∙e·s dans la recherche et les soins en cancérologie. Il se décline en trois axes :
Axe 1 – Description et analyse des pratiques d’engagement des patient∙e·s en France et au Québec
Axe 2 ؘ– Méthodes et outils favorisant le partenariat patient∙e·s dans la recherche et les soins en cancérologie
Axe 3 – Penser l’évaluation des pratiques de partenariat patient∙e·s dans la recherche et les soins en cancérologie
Titre du colloque :
Thème du colloque :