Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Guylaine Demers : Université Laval
Le sport est un des derniers bastions de l’hégémonie masculine. Pour preuve, il est un des secteurs où les québécoises sont largement sous-représentées à la fois à titre de participantes et dans les postes d’entraîneures, d’officielles, de dirigeantes et d’administratrices. Cette présentation offrira l’occasion de faire un survol de l’évolution de la place que les filles et les femmes ont occupé en sport au fil du temps, et ce, autour de trois thèmes :
1) La recherche qui a mis en lumière la division sexuée dans la gouvernance des sports et dans l’encadrement sportif; 2) Les actions du gouvernement et des organisations œuvrant pour l’égalité des sexes : le sport au Québec étant financé par l’état, il sera question des actions entreprises à ce jour et celles qui doivent être déployées pour l’atteinte de l’équité; et 3) Les enjeux actuels qui freinent l’atteinte de l'équité entre les sexes dans le système sportif québécois comme la légitimité des femmes trans, la culture des organisations sportives, la non prise en compte de l’intersectionnalité et les biais inconscients.
Bien qu’il reste encore beaucoup à faire pour que le monde du sport soit égalitaire et qu’on représente les femmes à leur juste valeur, cette présentation illustrera que les femmes gravitant dans le système sportif québécois demeurent « Invaincues ».
En 1978, le Conseil du statut de la femme dresse un état des lieux de la situation des femmes du Québec dans son avis Pour les Québécoises : égalité et indépendance. Il y examine les causes des inégalités sexuelles et analyse les obstacles qui restreignent l’autonomie des femmes et leur pleine participation à la société. Les thèmes de la socialisation, de la santé, de la famille, du marché du travail et de l’exercice du pouvoir sont scrutés à la loupe afin de débusquer les injustices et de cibler les moyens d’y remédier. L’exercice s’appuie sur une consultation menée auprès de groupes de femmes et de comités de travail dans l’appareil gouvernemental, dans le contexte où les données sur les conditions de vie des femmes sont rares et où la recherche féministe est à l’état embryonnaire.
Aujourd’hui, le champ des études féministes s’avère prolifique. Ce foisonnement implique des chercheuses et des chercheurs de différents horizons disciplinaires dont les travaux contribuent à éclairer, sous différents angles, les réalités multiples vécues par les femmes. L’heure n’est plus à l’idée d’une condition universelle des femmes, mais à la diversité des expériences, lesquelles sont appréhendées au croisement de systèmes de discrimination qui concourent à la production et à la reproduction d’inégalités sociales fondées, par exemple, sur le genre, l’orientation sexuelle et l’ethnicité. Le colloque proposé sera l’occasion de prendre acte du panorama de connaissances théoriques et empiriques produites au regard des thématiques examinées en 1978, et de mesurer les avancées et les enjeux persistants qui forment la trame de l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes au Québec.
Titre du colloque :
Thème du colloque :