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Anne Paul : Université de Lille
La question de la cohérence de la biologie parait ne pas se poser. La réponse fournie par la lexicographie est claire : la biologie est « (la) science de la vie, (l’)étude des êtres vivants » (CNRTL). Cette définition, a priori simple, ne précise pas en quoi la biologie est bien une science et encore moins comment elle étudie cet objet - éminemment difficile à définir – qu’est la vie. Il y a donc toute latitude à une diversité de conceptions de la biologie.
La biologie a fait l’objet de travaux spécifiques, soulignant les spécificités de cette science, la distinguant de la physique, la science paradigmatique. Ainsi, la biologie serait une science « particulière », du fait de l’historicité et la contingence de son objet d’étude, la vie.
Cette présentation ne se veut qu’un témoignage d’une expérience personnelle qui suggère que la biologie est bien assimilée à une science (mais pas seulement). Cependant, si la biologie est bien une science pour eux, celle-ci est très diverse. Elle trouverait sa cohérence non pas tant par sa démarche (comme le définissent la philosophie, l’épistémologie et la didactique des sciences), mais bien plus par son objet : la vie et les êtres vivants, ce qui est en cohérence avec la définition lexicographique tout en offrant une grande diversité de méthodes, de pratiques et de savoirs.
La science est au cœur des discussions publiques actuelles. La Covid-19, notamment, a profondément modifié le rapport des citoyens à la science, soit en accroissant l’autorité attribuée à la science, soit, au contraire, en accentuant la critique de la science, au nom d’un relatif échec de celle-ci.
Si la science est sous les feux de l’actualité, il paraît important de savoir comment les universitaires peuvent contribuer à ce questionnement, par leur analyse tant de la production scientifique que de ses usages par les diverses professions qui exercent une activité à caractère scientifique. Notre colloque pose trois questions centrales pour explorer ce thème :
L’approche de ce colloque est résolument interdisciplinaire et comparative :