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Catherine Deschepper : Haute École Léonard de Vinci
En Fédération Wallonie-Bruxelles, les hautes écoles dispensent un enseignement supérieur professionnalisant. Quelles sont les pratiques déclarées des enseignants de ces hautes écoles en matière d’oral ? Avons-nous affaire à un oral enseigné ou mobilisé (Soucy, Dumais, 2022) ? L’oral est-il davantage travaillé sous l’angle de la réception ou de la production ? Quel regard les enseignants portent-ils sur les compétences de leurs étudiants ? Quelles sont leurs pratiques déclarées en matière d’évaluation ? Comment envisagent-ils la formation aux pratiques langagières orales académiques, mais aussi professionnelles ?
Autant de questions auxquelles nous apporterons des éléments de réponse par le biais des résultats d’une enquête quantitative diffusée dans six hautes écoles, tous cursus confondus. Prendre en compte les représentations des enseignants est important, car, en amont, elles orientent les actions des enseignants (Montcarey et al., 2022) et, en aval, elles expliquent et justifient les conduites (Lautier & Mollo-Bouvier, 2015). Ambitionner de modifier les pratiques passe aussi, pensons-nous, par une prise en compte des pratiques déclarées et effectives des praticiens, mais aussi de leurs conceptions. Nos résultats sont issus de la recherche HÉLangue oral (2022-2024), financée par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Notre communication rendra compte des premiers résultats de l’enquête quantitative adressée aux enseignants.
Au cours des deux dernières décennies, la didactique de l’oral a été le théâtre d’une multiplication de travaux sur les pratiques d’enseignement et d’évaluation de l’oral et sur les dispositifs permettant de soutenir ces dernières. Ces études ont permis de mettre en lumière une tendance préoccupante : la communication orale, bien que légitimée comme compétence de la discipline français, est généralement soutenue par des pratiques peu nombreuses et peu diversifiées. Aussi importe-t-il de remettre en question les façons de faire traditionnelles, tant sur le terrain que dans la recherche, et d’envisager de nouvelles avenues pour développer les pratiques de classe et l’expertise scientifique ainsi que pour bonifier la formation initiale et continue en didactique de l’oral.
Cette année, les participants au colloque sont donc invités à se pencher sur l’état des recherches en formation à la communication orale, tant au secteur jeune qu’en formation initiale et continue. L’événement permet notamment d’aborder les avancées dans l’apprentissage et l’enseignement de la communication orale, les apports des technologies pour la formation à l’oral, la question du développement global de l’enfant, celle de la communication scolaire et extrascolaire ainsi que celle de l’oral dans la langue première comme dans la langue seconde. La compréhension des enjeux de la formation à l’oral est en constante évolution et le besoin des formateurs et des chercheurs d’envisager de nouvelles voies à exploiter dans ce domaine apparaît comme une nécessité. Le colloque permet donc une réflexion commune des chercheurs qui s’intéressent au sujet.
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