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Pascale Frémond : Université de Montréal
À partir de la Lettre encyclique Fratelli Tutti du Pape François publiée en octobre 2020, Madame Frémond parlera de l’idéal de fraternité humaine, également appelée fraternité universelle, porté actuellement au Canada par cinq communautés de foi : l’Église Unitarienne et le Centre baha’i de Montréal, le Ramakhrishna Vivekananda Vedanta Centre d’Ottawa, la Fraternité Blanche Universelle du maître O. M. Aïvanhov et le Mouvement des Focolari, dans la lignée de la philosophie pérennialiste qui postule une unité transcendante des religions.
Partant d’une étude textuelle des fondements théoriques des enseignements des fondateurs et grands penseurs de ces groupes de foi : R. W. Emerson dans le transcendantalisme, Bahá’u’lláh et la foi baha’ie, Ramakhrishna et Vivekananda, précurseurs du néo-hindouisme, les maîtres Beinsa Douno et O. M. Aïvanhov de la Fraternité Blanche, et Chiara Lubich, fondatrice des Focolari, Madame Frémond étudiera dans les cinq communautés de foi canadiennes, à l’aide d’une approche ethnographique, leurs efforts actuels de réalisation de cet idéal intemporel et elle tentera de répondre à la question du titre : l’idéal de fraternité universelle entre tous les êtres humains, de fraternité humaine et d’amitié sociale, utopie ou absolue nécessité pour un monde durable ?
Le monde est actuellement vivement préoccupé par la pérennité de la vie humaine sur la Terre et par la protection de l’environnement. En 2015, dans son Programme de développement durable à l’horizon 2030, l’Organisation des Nations Unies a défini 17 objectifs qui concernent autant la justice sociale que l’éducation, la protection de l’environnement, la transparence des institutions et la croissance économique.
Le troisième objectif des Nations Unies concerne la bonne santé et le bien-être de l’ensemble des êtres humains. Le seizième objectif concerne la paix, la justice et les institutions efficaces. Plusieurs traditions philosophiques et spirituelles ont proposé depuis un siècle des méthodes pour favoriser l’épanouissement des personnes, à partir de savoirs ancestraux, le développement des individus et le fonctionnement harmonieux des sociétés.
Les bienfaits du yoga, de la méditation et de la pleine conscience sur la santé ont été démontrés (Baer et al., 2012; Taneja, 2014), ainsi que sur la qualité des relations interpersonnelles (Brown et Ryan, 2003). Ces pratiques liées à un certain art de vivre joueraient un rôle effectif dans l’harmonie sociale (Aïvanhov, 1982; Lubich, 2003) et induiraient par la création artistique une revitalisation de la relation au vivant.
La pandémie a favorisé la propagation de ressources en ligne, notamment au Japon, en Inde et au Canada (McLauglin, 2020). Plusieurs voies de l’hindouisme, issues du mysticisme, favorisent des pratiques dévotionnelles et méditatives qui s’inscrivent dans des communautés de foi (Dimitrova, 2014).
Quels sont les savoirs à l’origine des pratiques contemplatives actuelles en Asie et au Canada? De quelle façon ces savoirs et pratiques contemplatives sont-ils mobilisés et perçus par les pratiquants et les institutions? Ont-ils une influence mesurable sur la pérennité du monde? Quel rôle jouent les savoirs asiatiques et les pratiques contemplatives dans le maintien d’un monde durable?
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