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Mario Paris : Université de Moncton
La mémoire du territoire est un aspect important de l'identité des francophones du Nouveau-Brunswick. Les personnes aînées ont une connaissance profonde et personnelle des lieux où elles ont vécu. Cependant, cette connaissance du territoire est menacée par les changements climatiques. Les tempêtes plus fréquentes et violentes, les inondations et l’érosion des berges ont un impact sur la qualité de vie. La littérature s’attarde sur les conséquences des changements climatiques, mettant surtout en lumière la vulnérabilité des personnes aînées et l’absence de services adaptés à leurs besoins lors de catastrophes naturelles. Une étude exploratoire dans une communauté rurale francophone au Nouveau-Brunswick est présentée pour réfléchir sur l’apport des personnes aînées. L’analyse thématique se base sur 3 groupes de discussion et 5 entrevues de 26 personnes. Sont abordé les opinions sur les changements climatiques, les expériences et les besoins lors de catastrophes, de même que la résilience. Les différentes expériences personnelles des événements météorologiques extrêmes sont abordées en mettant l’accent sur la mémoire du territoire. Une réflexion est portée sur la reconnaissance sociale des personnes aînées afin de souligner l’importance de la transmission intergénérationnelle dans la transition écologique. Les francophones du Nouveau-Brunswick ont des histoires et connaissances qui sont précieuses pour comprendre comment les communautés répondent aux changements climatiques.
La transition démographique est bien réelle et transforme durablement la société et les ménages qui la constituent. Pour aménager et donner une juste place aux aînés, la politique québécoise Vieillir et vivre ensemble chez soi, dans sa communauté au Québec, rendue publique en 2012, cherchait à faire du vieillissement un projet positif de société. Elle a été traduite dans un premier plan d’action 2012-2017, qui a ensuite été revu avec Un Québec pour tous les âges, Le plan d’action 2018-2023. Les cinq grandes priorités placent maintenant la question des milieux de vie des aînés au centre des actions : des territoires de la vie quotidienne, une unité de planification municipale, un espace de reconnaissance, un éventail de ressources et une échelle d’intervention en santé. Or, les milieux de vie sont diversifiés, pluriels et surtout en constante évolution.
Le colloque s’organise autour de deux groupes de questions afin de faire le point sur la recherche et les innovations. 1) La diversité socioterritoriale des vieillissements : Que connaît-on de l’évolution des milieux de vie des aînés selon leurs morphologies et leurs accessibilités ? Quels sont les modes de vie des aînés selon différents milieux de vie, communautés et espaces réservés ? Quelles sont les dynamiques en villes moyennes, en régions et en milieux métropolitains ? 2) L’apport de la recherche et de l’innovation sur la gestion de la diversité : Comment évalue-t-on les réponses apportées à des vieillissements pluriels au sein d’un même milieu de vie ? Apporte-t-on des leviers d’adaptation assez diversifiés pour les ménages d’aînés ? Quelles sont les connaissances des milieux municipaux sur la diversité des vieillissements et celle de leurs territoires ? C’est avec ces questions que le colloque avancera la réflexion sur la recherche et l’innovation et sur l’interdisciplinarité nécessaire pour aménager des milieux capables de répondre à la pluralité des vieillissements d’aujourd’hui et de demain.
Titre du colloque :