Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Nicolas Sallée : Université de Montréal
J’aimerais repartir de ma propre expérience de la comparaison France/ Québec, et plus précisément d'un double étonnement à mon arrivée à Montréal :
Cette controverse, et son absence d’équivalent au Québec, témoigne d’une différence fondamentale entre les deux pays : là où le traitement français de la délinquance juvénile est marqué par des dynamiques de politisation attaché à défendre le sens d’un secteur public qui s’est historiquement construit contre l’enfermement, le traitement québécois de la délinquance juvénile est traversé par une forme de spécifique de scientifisation qui valorise, à la manière des sciences biomédicales, la production de données probantes sur les programmes et les pratiques de suivi.
La suite du propos consisterait :
La science est au cœur des discussions publiques actuelles. La Covid-19, notamment, a profondément modifié le rapport des citoyens à la science, soit en accroissant l’autorité attribuée à la science, soit, au contraire, en accentuant la critique de la science, au nom d’un relatif échec de celle-ci.
Si la science est sous les feux de l’actualité, il paraît important de savoir comment les universitaires peuvent contribuer à ce questionnement, par leur analyse tant de la production scientifique que de ses usages par les diverses professions qui exercent une activité à caractère scientifique. Notre colloque pose trois questions centrales pour explorer ce thème :
L’approche de ce colloque est résolument interdisciplinaire et comparative :
Thème du colloque :