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Le nationalisme québécois et la communauté haïtienne

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Christ Mao David Pierre : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Avant le référendum de 1980, Béland & Lecours (2011) soulignent que le Parti québécois (PQ), l'un des porte-étendards du mouvement nationaliste québécois, affirmait que le Québec se devait de devenir indépendant non seulement pour libérer la nation québécoise d'un État qui ne lui appartenait pas et ne le représentait pas, mais aussi pour faciliter la pleine émancipation socioéconomique des francophones de la province. Une position ayant fait des sympathisants au sein de la communauté haïtienne, en raison de sensibilités analogues en matière de pensée anti-impérialiste et d'une foi dans l'autodétermination nationale, les intellectuels haïtiens témoignent un appui au nationalisme québécois, y compris au projet de souveraineté du Québec.

Dans cette communication, je souhaite présenter les différentes perspectives, le regard porté sur le projet d’indépendance et du nationalisme québécois par la communauté haïtienne en examinant les publications de Collectif Paroles, une revue culturelle et politique de la communauté haïtienne au Québec des années 1979 à 1987. À travers cet exercice, j'espère saisir les dynamiques au sein des relations entre les nationalismes québécois et la communauté haïtienne. La compréhension de ces dynamiques pourrait éventuellement nous éclairer sur les liens de la communauté haïtienne et la question du nationalisme au Québec aujourd'hui.

Résumé du colloque

Le Brexit et l’élection de Donald Trump en 2016 ont eu une incidence profonde sur l’étude du populisme. Jusque-là considéré comme la chasse gardée des spécialistes de l’Amérique latine et de quelques spécialistes de l’extrême-droite en Europe de l’Ouest, le phénomène est devenu non seulement mainstream, mais il se développe également une littérature exponentielle sur sa relation avec un ensemble en lien avec d’autres phénomènes globaux, allant du climatosceptisme à la géopolitique, en passant par les mouvements antivaccins et le paramilitarisme d’extrême-droite.

Le présent colloque propose de se saisir de la question du populisme sous deux angles complémentaires parfois abordés dans la littérature. Le premier angle qui nous intéresse est le contexte de remise en question d’un exceptionnalisme canadien qui limiterait les manifestations de populismes. La thèse de l’exceptionnalisme canadien fut notamment mise de l’avant par le politologue Cas Mudde, selon qui les politiques canadiennes sur le multiculturalisme placeraient le pays à l’abri de telles mouvances. Or, du mouvement des camionneurs à aller jusqu’à l’élection de Pierre Poilievre à la tête du Parti conservateur du Canada en passant par la popularité de figures politiques comme Maxime Bernier et Éric Duhaime, il n’est plus possible de nier l’importance de formes de populismes au Canada. Nous explorerons les manifestations de cette mouvance politique à l’échelle fédérale, provinciale et municipale au pays.

Le deuxième angle est celui de la relation entre le populisme et les nationalismes ainsi que leurs transformations au Canada et au Québec. Si la littérature scientifique a souvent abordé la question de la relation du nationalisme au populisme sous un angle théorique, elle a été moins féconde en ce qui a trait à l’étude empirique de ces deux idéologies politiques. Une importante portion de ce colloque sera donc consacrée à l’étude des transformations des populismes et nationalismes au Canada et aux transformations dans la mobilisation des clôtures sociales impliquées par ces changements sociaux.


Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
Discutant-e- de la session : Emily Laxer
section icon Date : 8 mai 2023

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