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Marc-André Fortin : Université Laval
Les techniques d’imagerie nucléaire telles que la tomographie par émission de positrons (TEP) sont très sensibles et permettent de mettre en image le parcours d’une molécule radioactive – ou son métabolisme – dans le corps humain. Plusieurs traceurs diagnostics pour la maladie d’Alzheimer (MA) permettent d’identifier la présence de plaques amyloïdes (PA) dans les tissus neurologiques du patient, avant que celui-ci ne développe la maladie. Cependant, ces traceurs sont constitués de radio-isotopes d’une demi-vie tellement courte qu’ils doivent être produits sur place, à grands frais, et en utilisant une infrastructure lourde. D’autre part, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ne nécessite pas de radioisotopes. Par contre, la plupart des agents de contraste d’IRM ne peuvent pas être détecter de façon aussi sensibles que les radioisotopes en TEP. Le développement de traceurs d’IRM pour la détection de la MA pourrait passer par le développement de nanoparticules d’oxyde de fer ultra-petites qui, lorsque revêtues de molécules ciblant les PA, pourraient passer à travers la barrière hémato-encéphalique pour s’accumuler sur les PA et en indiquer la présence. La présentation portera sur la comparaison entre la TEP et l’IRM pour cette application, les principes du fonctionnement des agents de contraste pour l’IRM, les défis du développement de nanotechnologies pour la MA, et les perspectives de telles technologies pour le déploiement plus vaste de tests personnalisés pour la MA.
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