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Soazic Lehervet : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Le climat des régions boréales et tempérées possède de grandes variations en fonction des saisons. Les arbres de ces régions, dont l’érable, doivent être capable d’utiliser leurs ressources pour croitre en été, résister au froid pendant l’hiver et faire face aux différents stress présent dans leurs environnement.
Les sucres, aussi appelés carbohydrates, présents dans l’érable sont importants dans l’acériculture puisqu’ils permettent la production du sirop d’érable et de ces dérivés ; ce qui représente une source de revenu important pour l’économie québécoise.
La présence d’un taux de sucres relativement élevé dans la sève d’érable s’explique par leurs divers fonctions métaboliques. Ces voies biosynthétiques sont activées au sein de l’érable en réponse à différents stress biotique ou abiotique. Cependant leurs rôles exact reste complexe à déterminer car s’il existe déjà plusieurs méthodes d’analyses quantitatives, peu d’entre elle sont adaptées pour déterminer la concentration individuelle de chaque sucre. Afin de mieux comprendre le rôle des différents carbohydrates dans la variété de mécanismes d’adaptations existante, il est intéressant de pouvoir les quantifier de façon individuelle. Il est donc intéressant de se demander comment réaliser ce type de quantification afin de pouvoir valoriser et en apprendre plus sur le rôle que jouent ces différents sucres dans l’adaptation de l’arbre à son environnement.
Les érablières couvrent de vastes étendues dans le nord-est de l’Amérique du Nord. Les érables matures qui dominent ces écosystèmes sont entaillés depuis des centaines d’années, voire des milliers d’années en commençant par les peuples autochtones. L’acériculture, la production des produits agricoles à partir de la sève des érables, ne prend pas seulement une place importante dans la culture du nord-est de l’Amérique du Nord, mais est aussi devenue une importante industrie avec plus de 12 000 travailleuses et travailleurs au Québec seulement. De plus, cette industrie poursuit une trajectoire de forte croissance. Pourtant, les activités acéricoles sont contingentes à la santé des érablières. Dans un contexte où les crises du climat et de la biodiversité sont de plus en plus préoccupantes, la santé des érablières et la durabilité des activités acéricoles sont un enjeu pertinent avec des facettes biologiques, culturelles, socioéconomiques et technologiques. Le colloque proposé tentera de rassembler des personnes des parties prenantes telles que des scientifiques de divers domaines et des représentantes et représentants des associations acéricoles et des équipementiers pour dresser la liste des problématiques concrètes et développer des pistes de solutions.
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