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Anne-Marie Nolet : Université de Montréal
Chercheures et intervenantes s’entendent pour dire que le réseau social des femmes victimes de violence conjugale constitue un ingrédient important de leur sécurité à long terme. Des auteures se sont récemment prononcées en faveur du développement de pratiques centrées sur le réseau des femmes victimes de violence conjugale (Goodman, Banyard, Woulfe, Ash et Mattern, 2016 ; Goodman et Smyth, 2011 ; Nolet et Lamboley, 2022 ; Nolet, Morselli et Cousineau, 2021). Selon elles, améliorer le réseau dans lequel les femmes retournent après l'intervention en milieu formel permettrait de favoriser leur sécurité et leur émancipation à long terme. En accord avec une telle proposition, des maisons d’hébergement pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale se sont donné comme priorité de développer l'aide aux proches (Fedida et Dorion Laurendeau, 2019). Dans cette présentation, nous aborderons les éléments à considérer pour développer des outils d’intervention utiles aux milieux de pratiques. Il sera question, plus précisément, du processus partenarial, des principes à respecter et des caractéristiques des milieux de pratiques, en ce qui concerne notamment l’éloignement géographique ou les différences interculturelles.
Les violences faites aux filles et aux femmes (VFFF) constituent un problème social et de santé publique majeur, reconnu internationalement, qui demeure aujourd’hui au cœur des préoccupations militantes, universitaires et gouvernementales. Beaucoup d’efforts ont été faits ces dernières années pour les rendre plus visibles. Les différentes vagues de dénonciation #MoiAussi ont grandement contribué à leur dénonciation publique. Les militantes et les intervenantes féministes font entendre leur voix depuis les années 1970, mais aujourd’hui, autant le milieu de la recherche que celui des médias s’intéressent à cette problématique.
Ce colloque s’inscrit dans la programmation de SAS-Femmes, un collectif interdisciplinaire, intersectoriel et intersectionnel de recherches et d’actions qui vise à assurer la sécurité, l’autonomie et la santé de toutes les femmes, et plus spécialement celles victimes de violences, quelles qu’elles soient. Les recherches menées dans le cadre de SAS-Femmes sont entièrement réalisées en partenariat avec des milieux de pratique. Ce type de recherche permet de décloisonner les savoirs et de générer des productions théoriques, empiriques et pratiques proches des réalités des personnes concernées par la question des VFFF et préoccupées par les solutions à apporter en vue de prévenir ces violences ou, le cas échéant, intervenir correctement auprès de celles qui en sont victimes et en vivent les conséquences.
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