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James Conroy-Bisson : Université de Montréal
Le projet étudie les raisons pour lesquelles les temples bouddhistes au Japon ont lancé de nouvelles initiatives participatives sur Internet depuis le début de la pandémie mondiale. Internet et les nouvelles technologies médiatiques ont créé de nouvelles possibilités pour les religions traditionnelles japonaises, et ces outils deviennent de plus en plus importants depuis l’ère de la pandémie. Les expériences spirituelles disponibles via Internet ne sont pas les mêmes que celles possibles dans la vie réelle. À la lumière de l’impact de la pandémie sur la vie religieuse, par nécessité, les professionnels religieux doivent s’adapter à la nouvelle réalité. Ainsi, cette étude examine la montée d’un nouveau type d’entrepreneurs spirituels basés sur Internet (similaires aux coachs spirituels) qui sont apparus au Japon et sur Internet. Ces nouveaux entrepreneurs spirituels capitalisent sur les nouvelles possibilités émergentes sur le marché en offrant un épanouissement spirituel à un public accessible via Internet.
Pour ce faire, le projet met en contexte deux temples bouddhistes Zen dans le paysage religieux japonais contemporain et procède à un travail de terrain virtuel employant l’observation participante au cours des séances Zoom organisées par les deux temples. Les données qualitatives recueillies sont par la suite corroborées à l’aide d’entrevues effectuées auprès des organisateurs des initiatives par Internet selon une méthode d’analyse textuelle.
Le monde est actuellement vivement préoccupé par la pérennité de la vie humaine sur la Terre et par la protection de l’environnement. En 2015, dans son Programme de développement durable à l’horizon 2030, l’Organisation des Nations Unies a défini 17 objectifs qui concernent autant la justice sociale que l’éducation, la protection de l’environnement, la transparence des institutions et la croissance économique.
Le troisième objectif des Nations Unies concerne la bonne santé et le bien-être de l’ensemble des êtres humains. Le seizième objectif concerne la paix, la justice et les institutions efficaces. Plusieurs traditions philosophiques et spirituelles ont proposé depuis un siècle des méthodes pour favoriser l’épanouissement des personnes, à partir de savoirs ancestraux, le développement des individus et le fonctionnement harmonieux des sociétés.
Les bienfaits du yoga, de la méditation et de la pleine conscience sur la santé ont été démontrés (Baer et al., 2012; Taneja, 2014), ainsi que sur la qualité des relations interpersonnelles (Brown et Ryan, 2003). Ces pratiques liées à un certain art de vivre joueraient un rôle effectif dans l’harmonie sociale (Aïvanhov, 1982; Lubich, 2003) et induiraient par la création artistique une revitalisation de la relation au vivant.
La pandémie a favorisé la propagation de ressources en ligne, notamment au Japon, en Inde et au Canada (McLauglin, 2020). Plusieurs voies de l’hindouisme, issues du mysticisme, favorisent des pratiques dévotionnelles et méditatives qui s’inscrivent dans des communautés de foi (Dimitrova, 2014).
Quels sont les savoirs à l’origine des pratiques contemplatives actuelles en Asie et au Canada? De quelle façon ces savoirs et pratiques contemplatives sont-ils mobilisés et perçus par les pratiquants et les institutions? Ont-ils une influence mesurable sur la pérennité du monde? Quel rôle jouent les savoirs asiatiques et les pratiques contemplatives dans le maintien d’un monde durable?