Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Frédérique Poncet : CIUSSS du Centre-Ouest-de-l'Île-de-Montréal
Contexte. Les personnes ayant des troubles de l’attention visuelle peuvent rencontrer des difficultés pour observer les œuvres d’art lors de leur visite au musée. Des études montrent que les vibrations appliquées sur les muscles du cou peuvent amener ces personnes à explorer l’ensemble d’une page de type Lettre.
Qu’en est-il d’une peinture observée dans un environnement écologique comme le musée des Beaux-Arts de Montréal ?
Objectif. Déterminer si l’application d’une vibration des muscles d’un côté du cou modifie l’exploration visuelle d’une peinture.
Méthodes. Lors d’une visite au musée des Beaux-Arts de Montréal, 17 personnes, en bonne santé et sans trouble visuel, portaient des lunettes avec un système oculométrique de suivi du regard qui enregistre l’exploration visuelle. Positionnés devant trois tableaux différents, les participants devaient chercher et pointer des éléments prédéfinis dans chaque tableau. Le test de recherche a été effectué de manière aléatoire sans ou avec des vibrations des muscles du cou (droite ou gauche).
Résultats. Les participants ont montré une déviation dans la recherche visuelle sous vibration. Cette déviation était de faible amplitude et sans direction spécifique.
Conclusion. Les résultats de cette étude, bien que réalisée avec un nombre limité de participants, sont encourageants. Les vibrations des muscles du cou devraient être testées en milieu écologique chez une population présentant des troubles de l’attention visuelle.
Les musées d’art, lieux clés de l’identité de nos centres urbains, se positionnent comme des lieux de culture, de rencontre, mais aussi, plus récemment, comme des lieux de bien-être. Dans un rapport datant de 2019, l’Organisation mondiale de la santé suggère que les activités artistiques et culturelles seraient associées à des réponses psychologiques et physiologiques favorables au bien-être et à la santé des individus. Ces activités seraient donc susceptibles de s’inscrire dans une démarche préventive, voire de soin.
L’expérience muséale et la confrontation aux arts visuels sont communément associées à de multiples bienfaits, mais qu’en est-il réellement? Quelles sont les connaissances dont nous disposons actuellement quant aux effets des arts visuels et des activités muséales sur notre santé? Par quels mécanismes opèrent-ils? Quelles sont les pratiques développées dans le domaine des arts visuels et que nous disent-elles du potentiel thérapeutique des activités muséales?
Ces cinq dernières années ont été marquées par un nombre grandissant de projets et d’initiatives à l’intersection entre les arts visuels et les sciences médicales. Ceux-ci sont susceptibles d’apporter des éléments de réponse à ces questions. C’est pourquoi ce colloque propose aux chercheurs, aux professionnels de la santé, aux experts en éducation muséale et aux art-thérapeutes de partager les conclusions de leur travail afin d’avancer ensemble dans ces questionnements. Les discussions s’articuleront autour des deux axes suivants : les sciences médicales et l’art-thérapie, pour les faire converger dans une exploration des enjeux futurs. Le Musée des beaux-arts de Montréal, acteur communautaire solidement engagé dans le domaine du bien-être, ouvrira les discussions en nous offrant un tour d’horizon de ses activités aux intentions thérapeutiques et de bien-être, et sur la façon dont les problématiques liées à la santé s’invitent actuellement entre ses murs.
Titre du colloque :
Thème du colloque :