Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Catherine Lachaîne : Université d'Ottawa
Cette communication présentera les résultats d’une étude qualitative qui explore les pratiques d’enseignement courantes des professeur.e.s, bibliothécaires et chargé.e.s de cours au postsecondaire en contexte francophone minoritaire et en quoi ces pratiques correspondent ou non aux pratiques éducatives ouvertes (PEO). Les PEO incluent la création, l'utilisation et la réutilisation de ressources éducatives libres (REL) ainsi que les pédagogies ouvertes et le partage ouvert des pratiques d'enseignement via le numérique, incluant l’usage de technologies participatives et des réseaux sociaux (Cronin, 2017). Nous explorons ce sujet sous la perspective des enjeux d’équité auxquelles font face les communautés francophones minoritaires au Canada.
Les résultat montrent qu’il y a assurément un intérêt de la part des professeur.e.s, bibliothécaires et chargé.e.s de cours de créer, intégrer et partager plus de contenu ouvert, adapté et représentatif de la réalité francophone minoritaire, mais des défis et limites majeurs, particulièrement liés au contexte francophone minoritaire, se posent. Une réflexion collective et des actions concrètes, comme la création de ressources éducatives libres et une campagne de sensibilisation accrue auprès des professeur.e.s de la part des experts dans le domaine, sont nécessaires pour souligner le potentiel de créer et de partager ouvertement des ressources et pratiques pédagogiques par et pour cette communauté afin de favoriser l’inclusion et l’équité.
Dans la francophonie canadienne, la recherche en éducation est un domaine bien établi mettant souvent en relief les défis de l’enseignement en milieu minoritaire francophone (Cavanagh, Cammarata et Blain, 2016). De plus en plus, cette recherche est réalisée dans un contexte où les technologies numériques peuvent à la fois faire l’objet d’études ou faire partie des outils de collecte de données. Cependant, très peu d’études sont faites en français (Millette, Millerand, Myles et Latzko-Toth, 2020). Avec la pandémie, le numérique est venu bouleverser le monde du travail, entre autres le monde de l’éducation. Jeremy Rifkin a même perçu cette crise comme une occasion pour la société de se réinventer, et l’éducation n’y échappe pas, ayant à son tour dû s’adapter en très peu de temps sans exploiter tout le potentiel du numérique par faute de temps pendant la pandémie (Burquel et Busch, 2020). Par conséquent, nous assistons à l’incursion du numérique dans notre quotidien, mais aussi dans nos relations autant personnelles que professionnelles. Les compétences numériques et médiatiques des élèves et des enseignants viennent bouleverser les modèles d’enseignement traditionnels, mentionnons l’exemple de la classe inversée, qui amène le jeune à s’engager davantage dans son apprentissage autant à la maison qu’en salle de classe dans la résolution de problèmes réels. Ces nouvelles compétences numériques et médiatiques qui sont exigées des sociétés modernes nous amènent à redéfinir l’enseignement (Bjork Gudmundsdottir et Beate Vasbo, 2014). Il est donc urgent de se pencher sur ces changements qui touchent l’enseignement et les jeunes dans nos écoles de langue française.
Titre du colloque :