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Diana Dimitrova : Université de Montréal
Cette communication étudie les pratiques de méditation dans la tradition de Radhasoami, une tradition qui défie et transcende l'hindouisme traditionnel de multiples façons. J'analyse la pratique rituelle de Radhasoami, qui implique une pratique méditative élaborée connue sous le nom de surat shabda yoga (yoga du son du courant intérieur). Dans ma présentation, je me concentre sur le pèlerinage annuel en Inde des membres de Radhasomi qui vivent en Amérique du Nord afin de pratiquer le surat shabda yoga avec les autres satsangis en Inde et d'avoir le darshan de leur gourou. Ainsi, je cherche à explorer les liens complexes entre le yoga, la bhakti et l'importance du pèlerinage en Inde et à discuter des pratiques yogiques/méditationnelles et dévotionnelles incarnées, comme la pratique de la méditation collective pendant le satsang, qui représente en même temps la manifestation du gourou-bhakti du dévot. Dans ce but, j'étudie des éléments de la religiosité Radhasoami, qui invitent le dévot à aspirer à un darshana du gourou et encouragent les adeptes à méditer sur lui. J'aborde également le concept d'arati dans Radhasoami, qui représente une intériorisation du culte rituel. Dans le processus de cette arati intériorisé, le dévot peut offrir à son gourou les parties de son corps intérieur. En plan méthodologique, cette communication explore les pratiques méditatives en se basant sur les études textuelles approfondies et le travail de terrain extensif dans la communauté Radhasoami.
Le monde est actuellement vivement préoccupé par la pérennité de la vie humaine sur la Terre et par la protection de l’environnement. En 2015, dans son Programme de développement durable à l’horizon 2030, l’Organisation des Nations Unies a défini 17 objectifs qui concernent autant la justice sociale que l’éducation, la protection de l’environnement, la transparence des institutions et la croissance économique.
Le troisième objectif des Nations Unies concerne la bonne santé et le bien-être de l’ensemble des êtres humains. Le seizième objectif concerne la paix, la justice et les institutions efficaces. Plusieurs traditions philosophiques et spirituelles ont proposé depuis un siècle des méthodes pour favoriser l’épanouissement des personnes, à partir de savoirs ancestraux, le développement des individus et le fonctionnement harmonieux des sociétés.
Les bienfaits du yoga, de la méditation et de la pleine conscience sur la santé ont été démontrés (Baer et al., 2012; Taneja, 2014), ainsi que sur la qualité des relations interpersonnelles (Brown et Ryan, 2003). Ces pratiques liées à un certain art de vivre joueraient un rôle effectif dans l’harmonie sociale (Aïvanhov, 1982; Lubich, 2003) et induiraient par la création artistique une revitalisation de la relation au vivant.
La pandémie a favorisé la propagation de ressources en ligne, notamment au Japon, en Inde et au Canada (McLauglin, 2020). Plusieurs voies de l’hindouisme, issues du mysticisme, favorisent des pratiques dévotionnelles et méditatives qui s’inscrivent dans des communautés de foi (Dimitrova, 2014).
Quels sont les savoirs à l’origine des pratiques contemplatives actuelles en Asie et au Canada? De quelle façon ces savoirs et pratiques contemplatives sont-ils mobilisés et perçus par les pratiquants et les institutions? Ont-ils une influence mesurable sur la pérennité du monde? Quel rôle jouent les savoirs asiatiques et les pratiques contemplatives dans le maintien d’un monde durable?