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Julien Prud'homme : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
L’air du temps amène les professions à caractère scientifique à solliciter, bon gré mal gré, l’apport de l’histoire et de la sociologie des sciences, que ce soit pour offrir des « contenus de formation » ou servir de partenaires dans la recherche ou l’élaboration de politiques. La portée critique de notre travail n’est pas toujours bien accueillie pour autant et il est ardu de faire entendre le message désiré. C’est d’autant plus vrai qu’il nous revient généralement de « montrer notre pertinence » et de nous mouler à l’idée que les professions scientifiques se font de ce qui est pertinent.
Je proposerai deux stratégies visant à communiquer utilement avec des membres de professions scientifiques dans deux contextes différents. Dans l’enseignement, il importe d’incorporer l’étude de micro-situations cliniques proches du quotidien afin d’éviter la « folklorisation critique » de la sociologie. Dans la contribution aux politiques publiques, on peut produire des données empiriques de grande ampleur sur le contexte politico-institutionnel. Dans les deux cas, il est utile de faire dialoguer la critique sociologique avec les données probantes issues de la profession elle-même. J’aborderai ces deux cas de figure en évoquant des échanges passés sur le thème de la surmédicalisation.
La science est au cœur des discussions publiques actuelles. La Covid-19, notamment, a profondément modifié le rapport des citoyens à la science, soit en accroissant l’autorité attribuée à la science, soit, au contraire, en accentuant la critique de la science, au nom d’un relatif échec de celle-ci.
Si la science est sous les feux de l’actualité, il paraît important de savoir comment les universitaires peuvent contribuer à ce questionnement, par leur analyse tant de la production scientifique que de ses usages par les diverses professions qui exercent une activité à caractère scientifique. Notre colloque pose trois questions centrales pour explorer ce thème :
L’approche de ce colloque est résolument interdisciplinaire et comparative :