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Alexis Legault : Université de Sherbrooke
La Commission de vérité et réconciliation du Canada (2015) a mis en relief l’importante division qui subsiste entre Premiers Peuples et populations allochtones, de même qu’une volonté générale de rapprochements. On observe cependant que de nombreux conflits territoriaux ont déjà permis d’unir divers groupes autochtones et environnementaux autour d’enjeux communs.
Cette communication se penche sur les apports socio-éducatifs d'une collaboration entre groupes allochtones et autochtones en contexte de lutte écocitoyenne, par l’intégration de principes de la recherche collaborative sous deux facettes. Premièrement, il est question de l'importance de travailler en collaboration avec les acteurs·trices du terrain dans le contexte d'une étude de cas relative à des mouvements sociaux, dans l’optique de surpasser les apprentissages « sur » ces mouvements et de parvenir à apprendre plutôt « avec » eux. Deuxièmement, dans le cadre d’une recherche qui implique des membres des Premiers Peuples, il apparaît crucial d’assurer une saine collaboration entre le milieu de la recherche et les communautés. La recherche en contexte autochtone peut s’avérer particulièrement problématique, notamment au regard d’enjeux relatifs aux rapports de pouvoir, mais aussi en lien avec un processus fréquent d’extraction de connaissances. La recherche avec les Premiers Peuples gagne alors à inclure les perspectives autochtones, et ainsi s’assurer que les retombées contribuent à répondre aux besoins de chacun·e.
La recherche collaborative acquiert, dans le contexte actuel de crise socioécologique, une plus grande signification que jamais. Elle s’inscrit dans la mouvance des recherches participatives, parmi lesquelles on retrouve la recherche partenariale, la recherche engagée, la recherche orientée par la collectivité et la recherche-action. Désormais associée aux visées de justice épistémique et de justice environnementale, la recherche collaborative répond à une évolution des ancrages épistémologiques, théoriques et méthodologiques de la recherche. Ce colloque vise à explorer les particularités, les significations et les avancées permises par des pratiques de recherche collaborative et de coconstruction de savoirs en éducation relative à l’environnement, au croisement des logiques et des regards de chercheurs et chercheuses et d’acteurs et actrices du milieu.
Titre du colloque :