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Réussite universitaire des étudiant.es concernés par les politiques EDI : rôle de l’identité

LD

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Lauriol Djehounke : Université de Montréal

Résumé de la communication

Cette communication sera axée sur l’identité et la réussite des étudiant.es concernés par les politiques EDI à l’université en général et un accent particulier sera mis sur les étudiant.es des minorités culturelles. L’identité se construit progressivement et cette construction serait le résultat de plusieurs éléments tels que l’environnement, les expériences et la culture de l’individu. L’identité de l’étudiant est certes conditionnée en partie par son milieu, cependant, certains auteurs estiment qu’il a aussi la capacité d’agir et développer des stratégies contribuant à la construction de son identité. Les nombreux défis comme la nouveauté de la réalité étudiante ou l’éloignement des siens peuvent renforcer des questionnements identitaires. Bien que l’identité chez l’étudiant serait le fait de facteurs extérieurs à l’université, l’institution exerce également son influence sur les étudiants et leur construction identitaire. De nombreuses études rapportent que l’identité positive pourrait avoir un lien bénéfique sur la réussite et le bien-être des étudiants à l’université, peu importe leur groupe. Il est aussi rapporté qu’une identité culturelle ou ethnique positive a un lien positif chez les étudiants concernés par les politiques EDI. Les politiques EDI devraient mettre davantage l’accent sur les identités des étudiants.

Résumé du colloque

Les dernières années ont été témoin d’une prolifération de politiques institutionnelles dans divers milieux, dont les milieux de l’éducation, visant à renforcer l’équité, la diversité et inclusion (EDI). Ces politiques ciblent notamment l’amélioration de la participation des personnes sous-représentées ou marginalisées dans ces milieux, en considérant leurs diverses réalités et en éliminant les obstacles et préjudices d’ordre systémique favorisant leur épanouissement (Gouvernement du Canada, 2021). Or, ces politiques sont complexes, et parfois même contestées de par l’incompréhension de certains décideurs ou intervenants des principes d’équité et des moyens à prendre pour favoriser une plus grande inclusion des personnes concernées par l’EDI (Tamtik et Guenter, 2019). De plus, l’adhésion stricte à une politique EDI ne permet pas nécessairement de confronter les structures à la source des inégalités (Scott, 2020). Si les stratégies EDI peuvent faciliter l’inclusion de personnes issues des groupes concernés dans les milieux d’enseignement, sans un changement sur le plan structurel, sans la mise en place de nouvelles pratiques institutionnelles et sans l’établissement des meilleures conditions pour soutenir ces pratiques, les inégalités sociales ne peuvent que se perpétuer; ces inégalités se nourrissant des structures qui ont contribué à la construction et au maintien des conditions ayant mené à l’exclusion des personnes. En effet, l’oppression, la discrimination et l’exclusion sont à la fois des processus et les résultats de ces processus qui se développent à travers les inégalités et les divisions sociales (Thompson, 2001). Un changement sur le plan des inégalités sociales dans les milieux de l’éducation passe donc nécessairement par un changement de pratiques permettant la confrontation de ces processus et par la reprise de pouvoir par les groupes concernés (Pullen Sansfaçon, 2013; Van Wormer, 2010), et ce, afin de favoriser l’inclusion et le plein épanouissement des personnes.

En conférence d’ouverture : Johnny Boivin

Panélistes invité.e.s : Amandine Catala (UQAM), Emanuelle Dufour (Concordia), Félix Bélanger (UdeM) et Aranzazu Recalde (Ministère de l’Éducation du Québec)

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 8 mai 2023

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