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Erika Chaloux-Laroche : Cégep de l'Outaouais
Au Québec, les émissions de gaz à effet de serre (GES) relevant du système bioalimentaire sont estimées à 20 millions de tonnes annuellement. Un groupe de stagiaires du Cégep de l’Outaouais s’affaire à élaborer un outil de calcul de l’empreinte carbone individuelle, sous la forme d’une application mobile, accessible, dynamique, axé sur le contexte québécois et possédant un volet articulé sur la consommation à des fins alimentaires. Que ce soit dans le réfrigérateur, dans le garde-manger ou bien au restaurant, l’alimentation est une somme de choix sous-jacents qui, eux, sont doté d’un poids environnemental considérable. Or, à l’heure où une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique s’impose, déceler l’empreinte carbone de l’alimentation à l’échelle de l’individu apparait comme une avenue à explorer. Ainsi, la personne faisant usage du calculateur sera en mesure d’agir de façon ciblée sur les points chauds de son approvisionnement en nourriture, et ce, en fonction d’où ils se situent en termes de cycle de vie. Permettant également le calcul du poids environnemental d’un repas, le calculateur sera utilisé, cette année, dans le cadre de l’Intercollégial de théâtre afin d’offrir aux participant.e.s un angle de vue juste sur l’impact climatique des menus offerts. L’outil sera aussi inclus dans le cadre d’un cours au sein de la technique de diététique du Cégep de l’Outaouais, et ce, dès l’automne 2023.
Alors que les sciences et les technologies connaissent un fulgurant développement et que l’économie est de plus en plus basée sur le savoir, l’identification et la préparation de la relève scientifique commence à un âge toujours plus précoce. Mais, malgré le fait que des étudiantes et étudiants de niveau collégial mènent des activités de recherche depuis de nombreuses années et que, de plus, des organismes de financement leur attribuent des fonds, ces activités ne sont pas encore suffisamment connues, et encore moins reconnues et valorisées. Ces dernières années, et à l’occasion de différents congrès de l’Acfas (Montréal, 2016; Outaouais, 2019; Québec, 2022), on a organisé trois colloques sur l’implication des étudiantes et étudiants dans les recherches menées dans les collèges dans le secteur des sciences naturelles et du génie. En plus des échanges sur les contraintes et des pistes de solutions pour améliorer l’encadrement, ces trois colloques visaient à diffuser et à faire connaître les résultats de travaux de recherche menés par les étudiantes et étudiants. La présente proposition de colloque s’inscrit dans la continuité logique des trois précédents et vise à pérenniser l’événement en offrant une tribune pour que les étudiantes et étudiants puissent de nouveau présenter leurs travaux. Ce colloque sera donc désormais organisé régulièrement, annuellement ou bisannuellement.
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