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Admissions en sciences infirmières : entre ouverture et fermeture

FD

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Frédéric Douville : Université Laval

Résumé de la communication

Contexte

La formation initiale au baccalauréat en sciences infirmières et la formation des infirmières praticiennes spécialisées font l’objet de contingentement et de capacité limitée dans les programmes universitaires au Québec. Avec les besoins croissants de professionnels de la santé dans les milieux cliniques, la pression pour ouvrir l’accès à la formation d’infirmières est accrue. Toutefois, augmenter l’accès aux programmes apporte ses conséquences.

Objectif

Cette présentation vise à discuter des enjeux actuels pour la relève infirmière du point de vue facultaire de manière à ouvrir un dialogue entre responsables facultaires et chercheurs.

Résultats

La réalité du contingentement ou de l’ouverture complète de l’accès à la formation infirmière présente des enjeux au niveau de la gestion des admissions, d’appui à la réussite, de succès à l’examen d’admission dans la profession et de la capacité des milieux de stage. Des pistes de réflexions et solutions envisagées seront présentées et discutées, afin de répondre aux besoins des programmes de formation et des milieux cliniques.

Conclusion

Il existe plusieurs enjeux sur l’admission des candidats et candidates pour les programmes de sciences infirmières et un dialogue avec les chercheurs du domaine est souhaitable pour faire progresser la réflexion.

Résumé du colloque

Les enjeux associés aux processus de sélection en médecine et en sciences de la santé sont extrêmement importants, à la fois pour l’étudiant·e dont la carrière en dépend, mais aussi pour la population qui recevra des soins de ces futurs professionnels. En contexte d’admission aux programmes de médecine notamment, il est essentiel de sélectionner les personnes candidates les plus aptes à remplir leur rôle professionnel au terme de leurs études, considérant que le taux d’abandon est extrêmement faible et que la presque totalité des gens sélectionnés deviendra médecin. Bien que les performances scolaires demeurent largement utilisées pour la sélection en médecine et en sciences de la santé, une importance grandissante est accordée à l’évaluation d’aptitudes dites « non académiques », reconnaissant l’importance d’un ensemble de qualités personnelles (p. ex., communication, empathie, leadership) essentielles à ces professions. Cette démarche est par ailleurs susceptible d’augmenter la diversité des profils des personnes admises dans les programmes de sciences de la santé, en reconnaissant d’autres formes d’excellence que les seules performances scolaires.

L’ensemble du processus de sélection vers les professions de santé soulève donc plusieurs questions en termes de validité et d’équité, par exemple : quels sont les outils de sélection qui prédiront le mieux la réussite ou les aptitudes des futurs professionnels de la santé? Quelles sont les aptitudes « non cognitives » les plus importantes à évaluer pour les personnes candidates et comment arrive-t-on à bien les évaluer? Dans quelle mesure ce processus est-il équitable pour l’ensemble des personnes candidates?

Il est donc essentiel de s’assurer que les institutions qui mettent sur pied ces processus de sélection se basent sur des données probantes afin de prendre des décisions éclairées sur la nature des outils qui serviront à choisir les futurs professionnels de la santé. Créé à la suite de l’initiative de membres du Groupe interdisciplinaire de recherche sur la cognition et le raisonnement professionnel (GirCoPro) et du Groupe de recherche en quête de validité, ce colloque est l’occasion de :

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 9 mai 2023

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