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Josée Lebouthillier : University of New Brunswick
Cette communication fait état d’une intervention visant à améliorer la confiance et la compétence langagière d’étudiants d’un programme de formation en enseignement. Notre communication vise à présenter les perceptions des futurs enseignants quant à leur confiance et leurs capacités langagières. Au Canada, une pénurie d’enseignant.es de FLS perdure. En milieux anglophones hors Québec, le français des enseignant.es est souvent une langue seconde. La recherche démontre que les enseignant.es du FLS sont confrontré.es au mythe du locuteur idéal et souffrent souvent d’insécurité linguistique. Onze étudiant.es inscrits à la spécialisation en FLS ont participé volontairement à une séance d’appoint linguistique hebdomadaire pendant trois cycles de 8 semaines de séances. Cette étude de cas qualitatif posait la question suivante : « Cette expérience de perfectionnement linguistique à distance a-t-elle eu un impact sur la confiance ou les capacités langagières des enseignants en formation initiale en ce qui concerne l'enseignement du français L2? Si oui, comment? Les résultats révèlent que tous les étudiants participant à l’étude ont augmenté leur niveau linguistique et que les séances d’appoint linguistique ont servi d’espace privilégié pour interagir oralement dans des contextes de communication authentiques. Ces séances ont servi d’espace de médiation entre les étudiant.es, leurs cours offerts en français, leurs pairs francophones et la communauté francophone en général.
Au cours des deux dernières décennies, la didactique de l’oral a été le théâtre d’une multiplication de travaux sur les pratiques d’enseignement et d’évaluation de l’oral et sur les dispositifs permettant de soutenir ces dernières. Ces études ont permis de mettre en lumière une tendance préoccupante : la communication orale, bien que légitimée comme compétence de la discipline français, est généralement soutenue par des pratiques peu nombreuses et peu diversifiées. Aussi importe-t-il de remettre en question les façons de faire traditionnelles, tant sur le terrain que dans la recherche, et d’envisager de nouvelles avenues pour développer les pratiques de classe et l’expertise scientifique ainsi que pour bonifier la formation initiale et continue en didactique de l’oral.
Cette année, les participants au colloque sont donc invités à se pencher sur l’état des recherches en formation à la communication orale, tant au secteur jeune qu’en formation initiale et continue. L’événement permet notamment d’aborder les avancées dans l’apprentissage et l’enseignement de la communication orale, les apports des technologies pour la formation à l’oral, la question du développement global de l’enfant, celle de la communication scolaire et extrascolaire ainsi que celle de l’oral dans la langue première comme dans la langue seconde. La compréhension des enjeux de la formation à l’oral est en constante évolution et le besoin des formateurs et des chercheurs d’envisager de nouvelles voies à exploiter dans ce domaine apparaît comme une nécessité. Le colloque permet donc une réflexion commune des chercheurs qui s’intéressent au sujet.
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