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Anna Maria Voyku : Collège Dawson
Le but de cette étude est de comparer l’efficacité de l'apprentissage visuel et auditif sur la mémoire à court terme d’une personne. Pour évaluer ceci, 20 volontaires ont lu un court texte narratif alors que 15 autres ont écouté l’enregistrement audio du même texte. Par la suite, les 35 volontaires ont répondu à 10 questions sur le texte. Entre la lecture ou l’écoute du texte et les questions, les participant.e.s devaient effectuer une tâche informatisée d’une durée de 5 minutes qui mesurait le contrôle attentionnel et faisait office de distraction. Cette tâche de Stroop vise à sélectionner la couleur des mots présentés à l'écran sans tenir compte de leur signification. Le groupe lecture a obtenu une note moyenne de 4,9 sur 10 (σ: 1,2) et le groupe écoute une note moyenne de 3,6 sur 10 (σ: 2,2). Un t-test unilatéral a été effectué pour confirmer qu’il y a une différence significative entre les 2 groupes de participant.e.s (p= 0,03). Cette différence peut être due à la façon dont les stimuli sont traités: lors de la lecture, le cerveau reçoit un stimulus visuel ainsi qu’auditif provenant du monologue interne, alors qu’il reçoit seulement un stimulus auditif lors de l’écoute. Ces données permettent de déterminer que la mémoire visuelle à court terme est plus forte que celle auditive. Nous avons aussi enregistré des électroencéphalogrammes, espérant identifier une activité cérébrale différant d’un groupe à l’autre, en vain, des interférences rendant ces données inutilisables.
Alors que les sciences et les technologies connaissent un fulgurant développement et que l’économie est de plus en plus basée sur le savoir, l’identification et la préparation de la relève scientifique commence à un âge toujours plus précoce. Mais, malgré le fait que des étudiantes et étudiants de niveau collégial mènent des activités de recherche depuis de nombreuses années et que, de plus, des organismes de financement leur attribuent des fonds, ces activités ne sont pas encore suffisamment connues, et encore moins reconnues et valorisées. Ces dernières années, et à l’occasion de différents congrès de l’Acfas (Montréal, 2016; Outaouais, 2019; Québec, 2022), on a organisé trois colloques sur l’implication des étudiantes et étudiants dans les recherches menées dans les collèges dans le secteur des sciences naturelles et du génie. En plus des échanges sur les contraintes et des pistes de solutions pour améliorer l’encadrement, ces trois colloques visaient à diffuser et à faire connaître les résultats de travaux de recherche menés par les étudiantes et étudiants. La présente proposition de colloque s’inscrit dans la continuité logique des trois précédents et vise à pérenniser l’événement en offrant une tribune pour que les étudiantes et étudiants puissent de nouveau présenter leurs travaux. Ce colloque sera donc désormais organisé régulièrement, annuellement ou bisannuellement.
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