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Différences de sexe dans les plaintes cognitives subjectives chez les personnes âgées

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Sophie Boutin : Université de Montréal

Résumé de la communication

Le déclin cognitif subjectif (DCS) peut être considéré comme l’un des stades pré-cliniques de la maladie d’Alzheimer (MA) et est caractérisé par des plaintes cognitives subjectives en l’absence de troubles cognitifs détectables. Des études passées ont montré des différences de sexe au niveau de la pathologie et du profil cognitif chez des personnes atteintes de la maladie, mais les différences de sexe dans les stades pré-cliniques de la MA sont moins bien comprises. Au stade du DCS, bien que certaines études aient montré que les femmes rapporteraient plus de plaintes que les hommes, on ne connaît pas les différences de sexe dans le type de plaintes cognitives rapportées. Nous avons donc comparé les différences de sexe dans le type de plaintes cognitives subjectives rapportées dans le questionnaire Everyday Cognition chez des personnes âgées cognitivement saines sans plainte cognitive et avec plaintes (DCS) faisant partie de la cohorte ADNI. Des analyses ANOVA à 2 critères (sexe et groupe) pour les 39 items du E-Cog ont révélé aucune interaction sexe*groupe pour aucun des items. Tous les items ont montré un effet significatif de groupe même après correction: les personnes avec un DCS rapportaient plus de plaintes que les contrôles sur tous les items. Toutefois, aucun effet de sexe n’a survécu la correction. Nos résultats illustrent que les hommes et les femmes n’ont pas nécessairement différents types de plaintes cognitives subjectives aux stades pré-cliniques de la MA.

Résumé du colloque

Un objectif fondamental dans l’étude du vieillissement vise à comprendre les modifications cognitives qui l’accompagnent et les mécanismes cérébraux associés. L’un des enjeux majeurs est l’importante variabilité interpersonnelle qui caractérise le vieillissement cérébral et cognitif. Certains individus vivent jusqu’à des âges très avancés sans que l’effet du temps ne semble nuire à leur fonctionnement cognitif alors que d’autres font malheureusement l’expérience du déclin de leurs capacités cognitives, voire de l’apparition de troubles cognitifs lorsque qu’une maladie neurodégénérative se développe. Le concept de résilience est souvent employé pour expliquer la capacité d’un individu à affronter les effets de l’âge ou des maladies neurodégénératives sur le cerveau et la cognition. La résilience est un terme général faisant référence à différents mécanismes neurocognitifs tels que l’entretien cérébral, la réserve cérébrale et la réserve cognitive. Les différentes techniques de neuro-imagerie permettent aujourd’hui de caractériser les changements cérébraux structurels, fonctionnels, physiologiques et métaboliques associés à l’âge et aux maladies neurodégénératives, et ainsi de mieux comprendre les mécanismes expliquant l’importante hétérogénéité qui caractérise le vieillissement. Avec l’avènement des techniques d’analyse rigoureuses en neuro-imagerie, il devient possible non seulement de reconnaître de façon de plus en plus précise des marqueurs précoces du développement de maladies neurodégénératives, mais également de repérer des marqueurs de neuroplasticité favorisant le maintien du fonctionnement cérébral et cognitif au cours du vieillissement et la résilience face aux conséquences des maladies neurodégénératives.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
manager icon Responsables :
Benjamin Boller
section icon Date : 9 mai 2023

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