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El Bakkal Abrahal : Institut supérieur international de tourisme de Tanger
Le rôle des politiques publiques dans la dynamique territoriale, favorisant des mutations profondes dans tout territoire, est incontestable. De même, les actions innovantes menées dans le cadre des partenariats public-privé entraînent une dynamique territoriale accrue. Le littoral sud-ouest méditerranéen, dont le territoire touristique Cap Nord au Maroc, n’est pas exclu de cette dynamique.
Cette communication tente de répondre à trois questions principales : Quelles sont les politiques publiques favorisant le développement et la dynamique territoriale sur le littoral méditerranéen au Maroc? Quelles sont les actions innovantes menées en pratique et entraînant de profondes mutations sur le territoire Cap Nord? Quelles sont les perspectives futures de la dynamique et de l’attractivité du territoire Cap Nord?
La méthodologie est basée sur une approche théorique analytique permettant de passer d’une analyse conceptuelle à une étude terrain. Une étude qualitative a été menée à travers des entretiens auprès d'acteurs publics, professionnels, visiteurs touristes et les populations locales du territoire et une recherche documentaire.
Les résultats de cette étude démontrent, d’une part, l’étroite relation entre les politiques publiques et la dynamique territoriale, notamment au niveau du territoire. D’autre part, ils reflètent les différentes actions innovantes issues des partenariats public-privé et les perspectives futures de la dynamique du territoire.
Les défis contemporains de gouvernance qui affligent les États-nations, dont les crises sanitaire et climatique, requièrent des gouvernements qu’ils interviennent rapidement et efficacement sur leur territoire, afin d’éviter d’irrémédiables catastrophes humaines, économiques, sociales et écologiques. En plus d’interpeller l’ensemble des paliers de gouvernements et de nécessiter la participation de nombreuses parties prenantes et d’acteurs de la société civile, ces wicked problems (Bradford, 2005) surviennent alors que s’opèrent d’importantes transformations dans les politiques et les pratiques de gestion des États centraux et subnationaux.
Les conséquences attribuables aux pratiques du nouveau management public (NMP) ont amené certains gouvernements à adopter des stratégies d’adaptation ou de recalibrage de l’action publique (Levy, 2010). Si certains auteurs font état d’une véritable ère de réforme post-NMP, une récente analyse documentaire démontre que le concept serait possiblement en voie d’être institutionnalisé. Toutefois, deux conceptions du post-NMP prévalent : celle de l’État pilote de la nouvelle gouvernance publique, et celle de l’« État fort » (Reiter et Klenk, 2019). De nombreuses transformations globales et sectorielles sont donc en cours.
Cependant, la manière dont ces nouvelles politiques et pratiques de gestion favorisent la création d’innovations qui contribuent à surmonter les différentes crises contemporaines de gestion publique reste à déterminer et soulève plusieurs questions. Les innovations sociales et environnementales à travers les territoires sont-elles une réaffirmation de l’État? Au contraire, ces innovations ne témoignent-elles pas d’un évitement de l’État central? Comment l’adoption de certaines approches d’intervention innovantes ou le déploiement des nouveaux outils de gestion et de prise de décision peuvent-ils contribuer à surmonter ces défis ou, au contraire, peuvent-ils constituer une menace à la sauvegarde de l’intérêt public?
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