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Membre a labase
Aleksey Kalinin : Université Laval
auteur à contacter (aleksey.kalinin.1@ulaval.ca)
La conception de structures pour l’environnement lunaire pose un défi en raison des grands écarts de températures. La journée lunaire (14 jours terrestres) voit des températures de +100°C et la nuit lunaire (14 jours aussi) atteint -200°C. Ces grands écarts rendent la jonction de matériaux différents problématique, ceux-ci se déformant différemment sous l’effet de la température. L’impression 3D permettrait de palier à ce problème car la pièce est alors constituée d’un seul matériau ou composite, mais obtenir de bonnes propriétés pour ces structures est un défi. Ces matériaux doivent avoir une résistance mécanique élevée et pouvoir supporter une large plage de température. Un tel matériau d'intérêt est du PEEK renforcé par des fibres courtes de carbone (FC). Cependant, l'introduction de fibres dans le filament rend l’impression plus complexe. Il est crucial de comprendre quels facteurs influencent la fabrication des filament fondu de matériaux composites. Peu de littérature traite de l'impact des paramètres d'impression sur le PEEK renforcé. Cette étude vise à combler cette lacune en étudiant l'impact de la température, de la surextrusion, du diamètre de la buse et de la hauteur de la couche sur la résistance mécanique et la microporosité du PEEK renforcé avec 20% de FC. L'étude apporte des connaissances essentielles pour l'optimisation du procédé de dépôt de filament fondu pour la fabrication de PEEK à haute teneur en FC.
Le Canada s’est joint au retour de l’humanité sur la Lune, cette fois pour y rester, grâce au programme d’accélération de l’exploration lunaire (PAEL) de l’Agence spatiale canadienne (ASC). Le gouvernement du Canada a annoncé le PAEL, en 2019, dans le cadre d’une nouvelle Stratégie spatiale nationale pour « positionner le secteur spatial commercial du Canada afin de contribuer à la croissance de l’économie et à la création d’emplois d’avenir ».
Notre voisin céleste le plus proche, la Lune, offre un site réalisable pour établir les fondations de la première base humaine dans l’espace. Cela peut également faire progresser nos connaissances et favoriser de nouvelles découvertes scientifiques sur la formation de la Terre, de sa lune et au-delà. En outre, une base pourrait stimuler une économie extraterrestre florissante en créant une exploitation minière spatiale pour d’éventuels gisements de métaux de terres rares et de minéraux critiques afin d’atteindre les objectifs d’émissions nettes de gaz à effet de serre sur Terre.
Pour assurer une migration réussie à des échelles allant au-delà des missions traditionnelles de reconnaissance et d’exploration, nous devons relever une multitude de défis à plusieurs niveaux. L’éventail de ces défis va de la réduction des coûts de transport, de la récolte d’énergie in situ, de la rareté des ressources matérielles pour la construction durable, aux effets de la faible gravité et des conditions spatiales difficiles sur le corps et l’esprit humains ainsi que sur la production alimentaire. L’adoption d’une stratégie holistique durable dans l’utilisation des ressources, la production alimentaire et le logement pourrait atténuer certains de ces défis.
Le colloque « Contribution du Canada et d’ailleurs à l’exploration spatiale » vise à présenter des activités scientifiques et technologiques pour surmonter ces défis.
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