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Chantal Tremblay : UQAM - Université du Québec à Montréal
La pandémie a mené au transfert à distance de nombreux programmes de formation universitaires, auparavant donnés entièrement en présentiel. Depuis, on observe une forte hausse de la demande des étudiants pour des programmes entièrement à distance, et ainsi plusieurs universités développent de tels programmes pour combler cette demande et éviter de perdre des parts de marché. Or, pour s’assurer de la qualité de la formation professionnel, comme les programmes de formation initiale à l’enseignement, il semble essentiel de s’interroger sur les enjeux et le potentiel de ces modalités, pour en assurer une justification pédagogique
En s’appuyant sur des écrits scientifiques pertinents, cette communication vise à proposer des pistes de réflexion pour justifier, d’un point de vue pédagogique, le choix de modalités de cours (à distance, hybride ou en présentiel) pour le développement de compétences professionnelles. Ainsi, il sera proposé de s’assurer que la modalité permet l’alignement pédagogique et pédagonumérique du cours, en montrant des exemples à partir du nouveau référentiel de compétences professionnelles de la profession enseignante. Ensuite, il sera proposé de se questionner sur l’intégration des étudiants nouvellement admis, leur niveau de compétence numérique et l’importance des stages pour faire des choix de modalités de programmes éclairés. Il sera alors suggéré de miser sur des formations hybrides, pour bénéficier des apports et pallier les limites de chaque modalité.
Les innovations et développements technologiques récents, notamment ceux en intelligence artificielle, transforment en profondeur le monde du travail et de l’éducation. Au cours des dernières années, de nombreuses innovations numériques qui semblent très prometteuses pour l’apprentissage ont été conçues, notamment du côté de la création et de la fabrication numérique (fablab), de la réalité virtuelle, du jeu vidéo, et même de l’intelligence artificielle. Avec la COVID-19 et le passage obligé à la formation à distance (FAD), l’intégration du numérique en contexte éducatif (NCE) a connu un essor sans précédent. Mais le NCE et la FAD sont-ils toujours pertinents pour soutenir l’apprentissage et l’enseignement? Quels sont les usages appropriés et les conditions favorables qui justifient les usages? Depuis près de 25 ans, un débat fait rage entre les promoteurs du NCE (Kulik et Kulik), que certains qualifient de technophiles, et leurs détracteurs (Russell, 1999; Clarke). Ainsi, en l’absence de preuves empiriques claires, certains s’élèvent contre le NCE. Ces deux pôles illustrent donc le besoin de comprendre les enjeux liés au NCE afin d’en déterminer les possibilités d’usage et les limites qui justifient leur non-usage. De fait, il semble important de considérer le besoin de formation ou la compétence à utiliser les multiples outils numériques adéquatement pour les apprentissages (Educause, 2021, 2022). Hamilton et Hattie (2021) soulignent que la réflexion sur l’usage du NCE doit d’abord être justifiée sur le plan pédagogique. En outre, plusieurs questionnements demeurent quant aux conditions d’efficacité de la NCE, tant pour l’apprentissage (motivation, réussite, etc.) que pour l’enseignement (pratiques pédagogiques, compétences professionnelles, etc.). Considérant tous les usages possibles du NCE, ce colloque vise à en faire l’analyse sous un angle réflexif et critique, pour mieux comprendre les enjeux actuels et les perspectives, selon les ordres scolaires.
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