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Kathleen Morin : Cégep de Lanaudière
L’utilisation excessive des engrais phosphatés en agriculture a généré de nombreuses problématiques liées à la pollution des sols agricoles et à l’eutrophisation des cours d’eau au Québec. Par ailleurs, la situation géopolitique actuelle a fait accroître le prix des fertilisants et le coût de production de nos aliments. Plusieurs études se sont penchées sur l’utilisation des biostimulants bactériens et fongiques en milieu agricole pour réduire les engrais phosphatés et évaluer leurs effets sur la croissance des plantes. L’hypothèse de notre recherche était que l’ajout d’un maximum de 12g de biostimulants contribue à augmenter la biodisponibilité du phosphore et le rendement du maïs. Le projet s’est déroulé en deux phases (1) : conditions contrôlées en serre où 5 biostimulants bactériens et fongiques ont été comparés au témoin à fertilisation standard; (2) en champ où les mêmes biostimulants ont été comparés au témoin avec fertilisation standard. Plusieurs paramètres de croissance ont été suivis : i) hauteur de la tige; ii) nombre de feuilles; iii) apparition de croix et d’épis; iv) poids et dimensions des épis. Les résultats ont montré une meilleure croissance végétative du maïs et même une augmentation des dimensions de l’épi et de son poids à la récolte avec l’ajout des biostimulants. L’analyse des données a permis de confirmer que l’ajout des biostimulants a réduit l’utilisation des engrais phosphatés tout en améliorant la croissance et le rendement de nos cultures.
Alors que les sciences et les technologies connaissent un fulgurant développement et que l’économie est de plus en plus basée sur le savoir, l’identification et la préparation de la relève scientifique commence à un âge toujours plus précoce. Mais, malgré le fait que des étudiantes et étudiants de niveau collégial mènent des activités de recherche depuis de nombreuses années et que, de plus, des organismes de financement leur attribuent des fonds, ces activités ne sont pas encore suffisamment connues, et encore moins reconnues et valorisées. Ces dernières années, et à l’occasion de différents congrès de l’Acfas (Montréal, 2016; Outaouais, 2019; Québec, 2022), on a organisé trois colloques sur l’implication des étudiantes et étudiants dans les recherches menées dans les collèges dans le secteur des sciences naturelles et du génie. En plus des échanges sur les contraintes et des pistes de solutions pour améliorer l’encadrement, ces trois colloques visaient à diffuser et à faire connaître les résultats de travaux de recherche menés par les étudiantes et étudiants. La présente proposition de colloque s’inscrit dans la continuité logique des trois précédents et vise à pérenniser l’événement en offrant une tribune pour que les étudiantes et étudiants puissent de nouveau présenter leurs travaux. Ce colloque sera donc désormais organisé régulièrement, annuellement ou bisannuellement.
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